Mot-clé - Peinture

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mardi 20 décembre 2016

Attention, peinture à toucher

En expérimentant les matériaux mis à votre disposition et ceux que vous avez apportés, proposez une « peinture à toucher ».

En quoi la peinture peut-elle faire intervenir d’autres sens que la vue ?

Références possibles :

  • Antoni TÀPIES, Gray Relief on Black, 1959, peinture latex avec poussière de marbre sur toile, 194,6x170 cm
  • Lucio FONTANA, Spatial Concept: Expectations, 1960, toile lacérée, 100,3x80,3 cm
  • Kazuo SHIRAGA, Inoshishi-gari 1 (Wild Boar Hunting 1), 1963, fourrure, pâte et huile sur panneau, Museum of Contemporary Art, Tokyo
  • Miquel BARCELÓ et Josef NADJ, Paso Doble, performance, 2006, Avignon
 
  • Jannis KOUNELLIS, Senza titolo (Sans titre), 1969, 254x12x37 cm, série de 10 pesons en acier suspendus les uns aux autres et chargés de café moulu
  • Dorothée SELZ, sculpture éphémère comestible, 1989, denrées sucrées et salées piquées sur support
  • Jesus Raphael SOTO, Pénétrable sonore, 1970, 300x300x300 cm

rebeyrolle.jpg

Paul REBEYROLLE, Paysage I et II, 1978, technique mixte sur toile, 530x350 cm, 

Questionnements
  • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : les qualités physiques des matériaux - la matérialité et la qualité de la couleur.

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

  • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.
  • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.
* D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

dimanche 11 septembre 2016

Ma peinture pique les yeux !

Comment interagissent les couleurs ?
Réalisez une peinture qui provoquera chez le spectateur — en raison du choix des couleurs et de leur agencement — un effet visuel des plus forts.

« Le Fauvisme est venu du fait que nous nous placions tout à fait loin des couleurs d’imitation et qu’avec des couleurs pures nous obtenions des réactions plus fortes. » Henri Matisse, Écrits et propos sur l’Art

Le Fauvisme est caractérisé par l'audace et la nouveauté de ses recherches chromatiques. Les peintres ont recours à de larges aplats de couleurs violentes, pures et vives, et revendiquent un art fondé sur l'instinct. Ils séparent la couleur de sa référence à l'objet, afin d'accentuer l'expression, et réagissent de manière provocatrice contre les sensations visuelles et la douceur de l'impressionnisme : ce courant est à rattacher à celui de l'expressionnisme.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fauvisme
http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Fauvisme

Références artistiques possibles :
Le talisman, Paul Sérusier, 1888
La cuisine, 1904, Maurice de Vlaminck, 1904
La joie de vivre, Henri Matisse, 1905-1906
Trois personnages assis dans l’herbe, André Derain, 1906
L'Estaque, Route tournante, André Derain, 1906
Joie de vivre, Robert Delaunay, 1930
Interaction of Color, Josef Albers, publication, 1963

Peinture d'Hundertwasser

The I Still Do Not Know, Friedensreich Hundertwasser, 1960 

Peinture de Vasarely

Vega 200, Victor Vasarely, 1968

dimanche 6 mars 2016

La Chambre de Van Gogh à... Chicago

La chambre de Van Gogh

Le Art Institut de Chicago a recréé dans ses moindres détails le célèbre tableau La Chambre de Van Gogh et la loue dix dollars la nuit.
Il existe trois versions du tableau La Chambre de Van Gogh à Arles, peintes entre 1888 et 1889, exposées respectivement au musée Van Gogh d'Amsterdam, au musée d'Orsay à Paris et dans ce musée de Chicago. Elles seront exceptionnellement présentées ensemble au Art Institute entre le 14 février et le 10 mai.

Chambre

The Art Institute of Chicago

mardi 1 septembre 2015

C'est la rentrée

Morticia Addams

Carolyn Jones alias Morticia Addams, The Addams Family, 1964-1966.

samedi 4 avril 2015

Julien Beneyton, la vie qui va avec

Du 4 avril au 31 mai 2015
Julien Beneyton, exposition à la Chapelle Visitation, Thonon-les-Bains

Le travail de Julien Beneyton puise ses sources dans tout un réservoir de photographies réalisé au fil du temps et de ses rencontres.
Ce sont tantôt des images saisies sur le vif sans préalable particulier, tantôt des scènes recherchées ou posées spécifiquement destinées à la réalisation d'un travail.
Dans tous les cas, Beneyton multiplie les prises de vue de sorte à disposer d'une documentation la plus fournie possible.

Entretien de Julien Beneyton par Philippe Piguet Jeudi 21 mai 2015 à 20h30
L'occasion sera d'entendre la parole toujours si précieuse de l'artiste, de décrypter avec lui les motivations profondes qui l'agissent dans un échange qui se prolongera avec le public.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Julien Beneyton, Chapelle de la Visitation, Thonon, 2015
L'acier Lorrain, acrylique sur bois, 127x177 cm, 2013

mercredi 15 janvier 2014

Mind Switch

Rencontre musicale :  Avec les artistes peintres Kano & Olivier Broise-Okuuchi et les élèves de piano d’Hélène Vallez, professeure à l’École de Musique de Thonon et du Léman [EMTL].
King Kong est-il mélomane ? Comme d’autres héros de comics, on le redécouvre grâce au talent des peintres Kano & Olivier Broise-Okuuchi. Leurs œuvres ont inspiré tout l’automne les pianistes des second et troisième cycles de la classe d’Hélène Vallez, dont on peut aujourd’hui découvrir le travail. Des comics à la musique, il y a moins d’un pas de géant !

Exposition jusqu'au 7 février – Entrée libre

Médiathèque
2, place du Marché
74203 Thonon-les-Bains

mercredi 10 avril 2013

Zao Wou-Ki

Zao Wou-Ki
Atteint d'Alzheimer, le peintre abstrait français d'origine chinoise Zao Wou-Ki s'est éteint ce 9 avril en Suisse à l'âge de 93 ans.

jeudi 23 août 2012

Avant-après, la restauration du Christ de Borja

Depuis deux jours sur les réseaux sociaux, je découvre des images inspirées d'une même peinture. Ce n'est qu'aujourd'hui que je découvre l'origine de ce motif.

D'après le Christ de Borja

La presse espagnole a révélé mardi l'altération scandaleuse d'une peinture murale décrépie représentant le Christ d'Elias Garcia Martinez à Borja (province de Saragosse). Ce lamentable avant-après fait rire jaune toute l'Espagne.
Le sacrilège a été découvert lors d'un inventaire des œuvres religieuses de la ville, selon le Huffington Post. La personne derrière la rénovation improvisée serait une voisine octogénaire de l'église, une âme dévouée qui s'est lancée de son propre chef à l'assaut de cette restauration. Une étude est en cours pour examiner les dommages et leur éventuelle réversibilité.

La restauration du Christ de Borja

mardi 7 février 2012

Mort d'Antoni Tàpies

Le peintre et sculpteur catalan Antoni Tàpies, un des plus grands noms de l'art contemporain européen, est décédé lundi à Barcelone à l'âge de 88 ans, a annoncé sa fondation.

Antoni Tàpies

Fundació Antoni Tàpies : http://www.fundaciotapies.org/

samedi 8 octobre 2011

Du son

Rendez visible le son.
Usez des rapports entre la forme et la couleur, de la valeur expressive des formes et des couleurs et de leurs combinaisons.

Références artistiques :
Steina Vasulka (né en 1940) et Woody Vasulka (né en 1937). Sound Size (1974) donne à entendre des sons électroniques répétitifs qui génèrent, par un processeur à balayage, des géométries dans l’espace.
Nam June Paik (1932-2006). My jubilee ist unverhemmet (1977), marqué par l’influence de John Cage, développe un vidéo-synthétiseur qui crée des images produites par le son.

Et maintenant silence...

Joseph Beuys, Plight, 1985

Joseph Beuys, Plight, 1985
284 rouleaux de feutre, un piano à queue, un thermomètre médical, un tableau noir,
310 x 890 x 1813 cm. Chaque rouleau : 145 x 160 x D. 30/40 cm.

Deux salles disposées en L occupent un vaste espace du Musée. Mais le spectateur doit se courber pour pénétrer dans ce lieu clos. Immédiatement, il est saisi par le contraste acoustique et thermique avec les salles environnantes. Tous les bruits sont assourdis par les 284 rouleaux de feutre qui tapissent les murs. Cette volonté de construire un espace silencieux est à l’origine de l’œuvre. Lors de la création, dans une galerie londonienne, Beuys avait promis au galeriste de réaliser une œuvre qui oppose le silence aux bruits des travaux d’un immeuble voisin. Dans l’espace « feutré » et assourdi, un piano à queue fermé trône. Un tableau noir est posé dessus, et les portées musicales vides renforcent encore le silence. La température, stable, à 37°, est celle du corps et elle renvoie au pouvoir calorifique du feutre. « Le feutre, dit Beuys, figure comme un élément de chaleur ou comme un isolateur, souvent utilisé en même temps que la graisse. » Dans cet univers parfaitement artificiel, protecteur et coupé du monde, la présence du piano est incongrue. Elle renvoie à la potentialité du son, de même que la partition muette ; on en vient à songer à ce que pourrait être une musique sortie de ce piano dans une atmosphère définitivement incapable de la réverbérer.

Le spectateur, blotti dans ce silence, se trouve en situation d’écoute. Mais ce qu’il entend, c’est son propre corps, comme dans l’expérience faite par John Cage dans une chambre anéchoïque en 1951 : « Même quand le silence techniquement le plus parfait peut être obtenu, je perçois au moins deux sortes de sonorités : mon sang circule, mon système nerveux fonctionne. J’avoue, par mon corps, que le silence « absolu » n’existe pas ».

Silence et son vont de pair dans d’autres œuvres de Beuys : citons Infiltration homogène pour piano à queue, 1966 (collection Mnam, Paris), où le piano rendu définitivement muet par son enveloppe de feutre dit néanmoins la souffrance par la croix rouge tracée sur son flanc. L’alternance inquiétante et brutale de sons et de silences était donnée par une autre pièce, Coyote (une action présentée pendant une semaine à New York en 1974) ; elle mettait en scène la « sculpture en sons » ; au cours de ce rituel entre l’homme et l’animal enfermés ensemble, il n’y avait que deux sortes de sons : trois coups secs frappés sur un triangle, suivis de dix secondes de silence, puis de l’explosion d’un hurlement de turbines pendant vingt secondes.
(source www.centrepompidou.fr : dossiers pédagogiques, collections du musée, œuvres sonores et plastiques)

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