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lundi 3 avril 2017

Autoportrait empreint d’émotion

Représentez une émotion qui vous caractérise dans votre autoportrait.

Problématiques : Comment représenter une émotion dans un autoportrait ? En quoi les constituants plastiques d’une œuvre participent à la représentation de l’expression d’une émotion ?

Références artistiques possibles : 

  •  les autoportraits de REMBRANDT, de Vincent VAN GOGH, d’Emmanuel RADNITSKY dit Man RAY et de Francis BACON.
  •  Vincenzo CAMPI, Les Mangeurs de Ricotta, 1580, Musée des Beaux-Arts de Lyon (fiche focus).

Gustave Courbet, Le Désespéré, 1845

Gustave COURBET, le Désespéré, 1843-1845, huile sur toile, 45x54 cm, Musée d'Orsay, Paris (http://www.musee-orsay.fr/)

Otto Dix en soldat

Otto DIX, Autoportrait en soldat, 1914 et Autoportrait en casque d’artilleur, 1914, huile sur papier, 68x53,5 cm, Galerie municipale, Stuttgart

Groupe du Laocoôn

Groupe du Laocoôn, œuvre des Rhodiens Agésandros, Athénodore et Polydore, vers 40 av. J.-C., musée Pio-Clementino, Vatican

Le groupe du Laocoôn est une sculpture grecque antique conservée au musée Pio-Clementino, au Vatican. Elle est en marbre à grains fins. Le groupe n'est pas issu d'un seul bloc de marbre, mais de 8 blocs. Elle mesure 2,42 m de hauteur et 1,60 de largeur. Elle représente le prêtre troyen Laocoon et ses deux fils attaqués par des serpents, scène décrite notamment dans l’Odyssée et l’Énéide. C'est l'une des œuvres les plus représentatives de l'art hellénistique. 

Cette œuvre reflète la grande maîtrise technique des trois sculpteurs rhodiens. La recherche du détail, notamment dans l'anatomie et la musculature montre l'héritage grec. La puissance de celle-ci est parfaitement rendue dans l'atmosphère très tendue de la scène. Le goût du pathétique, le pathos, du monde hellénistique trouve ici l'un de ses grands représentants. Les trois Rhodiens choisissent de représenter un moment précis du récit de la prise de Troie. Il s'agit d'une scène comme prise sur le vif, où la tension dramatique est traduite sur les visages des personnages, l'expressivité est rendue par des yeux exorbités, désespérés et éperdus. Laocoon, les muscles tendus, tente de se débarrasser du serpent qui l'enserre. Les sculpteurs se permirent beaucoup de libertés : les trois personnages sont représentés nus, nudité traditionnellement réservée aux dieux, aux héros ou aux athlètes. Laocoôn et ses fils sont tordus, torturés et cela se voit physiquement et moralement. Les serpents qui s'enroulent autour des personnages impuissants assurent un lien logique qui harmonise la lecture de l’œuvre. Laocoôn et un de ses fils sont acculés à l'autel ce qui permet aux Rhodiens d'accentuer la notion de fatalité. C'est un dieu qui a envoyé ces serpents, il n'y a donc pas d'échappatoire possible. Les jambes et les bras des personnages sont emprisonnés. Cependant, les Rhodiens n'ont pas choisi de représenter la mort de Laocoôn, mais le moment précis de sa souffrance et de celle de ses enfants. Comme les sculpteurs de Marsyas ont choisi de le représenter attaché à un arbre, attendant son châtiment. 

Il s'agit donc bien de la tension immédiate, prise sur le vif et dramatique qui intéresse les artistes du monde hellénistique pathétique. De plus, on retrouve certains traits des caractéristiques du goût hellénistique. La chevelure abondante, impétueuse aux mèches légèrement bouclées de Laocoôn, rappelle celle des portraits d'Alexandre ou celle du Vieux Centaure en bronze de la Villa d'Hadrien. L'expressivité et les visages torturés traduisent la même force, la même volonté de capter un infime moment, le plus dramatique.

(source Wikipédia)

Questionnements
  • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance - l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural
  • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : les effets du geste et de l’instrument - la matérialité et la qualité de la couleur.
Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent. 
  • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

  • Formuler une expression juste de ses émotions, en prenant appui sur ses propres réalisations plastiques, celles des autres élèves et des œuvres d’art.

Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

  • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.
* D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

jeudi 20 octobre 2016

Ce personnage sans couleur cache ses sentiments

Peignez une gouache (ou une aquarelle) dans laquelle vous rechercherez par l'utilisation de la couleur à donner un état d'âme au personnage principal de votre réalisation.
Comment les variations entre quantité et qualité de la couleur transforment notre ressenti ?

Edvard MUNCH, Two Women on the Shore (Deux femmes sur le rivage), gravure sur bois, 45,5x51,5 cm, 1898 (deux version ci-dessous)
Vincent VAN GOGH, Autoportrait, septembre 1889, huile sur toile, 65x54 cm, Musée d'Orsay, Paris

Estampe d'Edvard Munch

Estampe d'Edvard Munch

À propos de l'Expressionnisme - source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Expressionnisme
L'expressionnisme est la projection d'une subjectivité qui tend à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Les représentations sont souvent fondées sur des visions angoissantes, déformant et stylisant la réalité pour atteindre la plus grande intensité expressive. Celles-ci sont le reflet de la vision pessimiste que les expressionnistes ont de leur époque, hantée par la menace de la Première Guerre mondiale. Les œuvres expressionnistes mettent souvent en scène des symboles, influencées par la psychanalyse naissante et les recherches du symbolisme. 
Au début du 20e siècle, ce mouvement profondément ancré dans l'Europe du Nord (en particulier l'Allemagne) est une réaction à l'impressionnisme français. Alors que l'impressionnisme est encore à décrire la réalité physique, l'expressionnisme allemand, lui, ne s'attache plus à cette réalité et la soumet aux états d'âme de l'artiste. L'expressionnisme rompt aussi avec l'impressionnisme à travers une forme très agressive : des couleurs violentes, des lignes acérées. Il s'inscrit alors dans la continuité du fauvisme qui commence à s'épuiser. Pour autant, l'expressionnisme n'est pas vraiment un mouvement ou une école, mais davantage une réaction contre l'académisme et la société. Les artistes expressionnistes resteront souvent isolés. Le Cri, du peintre Edvard MuUNCH, ou La Guerre, d'Otto DIX sont des tableaux représentatifs du genre expressionniste en peinture.

À propos d'Edvard Munch :  mediation.centrepompidou.fr

mercredi 13 mai 2015

Je

Révélez dans un autoportrait fictionnel un trait de caractère caché, un sentiment.

Autoportrait : portrait de soi-même. Dans les arts plastiques, comme tout portrait, un autoportrait peut être ressemblant et donner à voir l’aspect extérieur de l’auteur (son apparence visible) ou au contraire donner à voir des aspects de son intimité, de son esprit, de son affect, de sa mémoire, de ses goûts, de sa culture, etc. Alors, il ne « copie pas le visible, il rend visible » (citation de Paul Klee définissant l’art en général, mais qui peut éclairer cette définition).

Gustave Courbet

Le Désespéré, Gustave Courbet, tableau réalisé entre 1843 et 1845, huile sur toile de 45x54 cm.
« Avec ce masque riant que vous me connaissez, je cache à l’intérieur le chagrin, l’amertume, et une tristesse qui s’attache au cœur comme un vampire. » GC

Le portrait questionne l’identité et interroge le concept de la représentation :

  • En quête de soi 

Les avants gardes ont œuvré à l’édification d’un monde nouveau et ont relégué au second plan le sujet : le motif autant que l’individu. Dans l’après-guerre, temps des failles et de la désillusion, on tente de reconstruire le monde autour de l’homme, celui qui s’exprime comme celui qu’on représente. On constate un retour dans les œuvres à des formes qui révèlent un rapport au monde individualisé.
Photographie et psychanalyse transforme radicalement les enjeux du portrait, interrogant la fonction d’identité et exhibant les conflits internes qui tiraillent l’individu et menacent son intégrité.

  • Autoportrait

Apparu à la fin du Moyen Âge, ce genre obéit pour l’artiste à des motivations diverses : pallier l’absence d’autre modèle, se présenter dans une position sociale, sonder le mystère de son être.
Dans le prolongement de cette tradition, Picasso multiplie les représentations du peintre au travail face à son modèle, mêlant souvent l’autoportrait professionnel à l’intimité de la relation amoureuse.
Francis Bacon tente de saisir la matière mouvante de son propre visage.
Beckmann avec ses 80 autoportraits réalisés entre 1899 et 1950 se situe dans la filiation de Rembrandt : la vision qui se dégage de l’ensemble est celle d’une existence frappée de discontinuité, d’un individu aux prises avec les aléas de l’histoire et avec ses propres troubles.
En 1948-49 Warhol se dessine avec un doigt dans le nez, corrigeant ironiquement ce visage qu’il n’a pas choisi. « Si vous voulez tout savoir sur Andy Warhol, vous n’avez qu’à regarder la surface de mes peintures, de mes films, de moi. Me voilà. Il n’y a rien dessous ». 
 


À propos du Cri d'Edvard Munch (HdA) :

« Un soir, je marchais suivant un chemin. D'un côté se trouvait la ville, et en-dessous de moi, le fjord. J'étais fatigué, malade. Je me suis arrêté pour regarder vers le fjord. Le soleil se couchait. Les nuages étaient teintés en rouge, comme du sang. J'ai senti passer un cri dans la nature ; il m'a semblé que je pouvais entendre ce cri. J'ai peint ce tableau, peint les nuages comme du véritable sang. Les couleurs hurlaient. C'est devenu le tableau Le Cri pour la Frise de la Vie. » 22 janvier 1892, EM

Edvard Munch, Le Cri, différentes versions

1893, crayon sur  carton,  74x56 cm, Munch Museum, Oslo
1893, huile, pastel et tempera sur carton, 91x73,5 cm, National Gallery, Oslo

1895, pastel sur planche, 79x59 cm, collection privée
1910, tempera sur carton, 83x66 cm, Munch Museum, Oslo

Lithographie du Cri de Munch

1895, lithographie imprimée en noir, colorée à la main, 33,5x25,1 cm sur feuille de 49,4x37,3 cm, imprimé à Berlin, Oslo Gundersen Collection

La barrière et le sol du ponton forment des lignes de force convergentes vers deux personnages à gauche offrant ainsi une profondeur et une perspective au tableau. Ce qui est intéressant à remarquer dans cette composition reste sans doute l’attitude du personnage central, tourné vers le spectateur, si bien que celui-ci se sent irrémédiablement impliqué.
Les touches de peinture sont épaisses et tortueuses ; les mouvements du pinceau expriment à eux seuls une émotion, une douleur criante, symbolisée par les courbes qui déforment le paysage. En observant le ciel couleur de sang avec ses courbes sinueuses, nous comprenons aisément l’expression « langues de feu » employée par l’artiste. Les traits et les contours apparaissent flous, comme s’ils vibraient encore sous la puissance de ce cri tragique. L'utilisation de couleurs et l’usage presque systématique de la déformation dans de nouvelles combinaisons de forme et de couleur présentent au spectateur une interprétation toute particulière de la réalité.
L’opposition des couleurs chaudes et froides que sont le rouge-orangé et un bleu presque noir, couleurs complémentaires est pleine de symboles. Le rouge d’abord, qui renvoie au feu, au sang et à la souffrance ; et puis le bleu-noir qui lui symbolise la mort, le vide, l’absence de vie. L'effet d’enroulement du tableau agit alors tel un tourbillon d’angoisse et de tourments, auquel nous ne pouvons échapper.

Pour aller plus loin :
http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Munch/ENS-Munch.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Edvard_Munch
http://fr.wikipedia.org/wiki/Expressionnisme

dimanche 30 septembre 2012

Réaction émotionnelle

Le Café de nuit, Vincent Van Gogh, 1888
Le Café de nuit, Vincent Van Gogh, huile sur toile, 72,5x92 cm, 1888

Extrait de la lettre du 8 septembre 1888, de Vincent Van Gogh à son frère Théo :
" J’ai cherché à exprimer avec le rouge et le vert les terribles passions humaines.
La salle est rouge sang et jaune sourd, un billard vert au milieu, lampes jaune citron à rayonnement orangé et vert. C’est partout un combat et une antithèse des verts et des rouges les plus differents; dans les personnages des voyous dormeurs, petits dans la salle vide et haute, du violet et du bleu. Le rouge sang et le vert jaune du billard par exemple contrastent avec le petit vert tendre Louis XV du comptoir où il y a un bouquet rose. Les vetements blancs du patron veillant dans un coin dans cette fournaise deviennent jaune citron, vert pâle et lumineux. "

Expérimentez un travail sur la couleur, afin de susciter de la part du spectateur une réaction émotionnelle.

Autres références possibles :
Edward Munch, Emil Nolde, Otto Mueller, Ernst Ludwig Kirchner, Max Pechstein, Erich Heckel, Karl Schmidt-Rottluff, Alexeï Von Jawlensky, Wassily Kandinsky, Gabriele Münter, Franz Marc, August Macke, Oskar Kokoschka, Egon Schiele, Chaim Soutine, Emil Filla, Béla Czobel.

À propos de l'Expressionnisme allemand:
Pour la génération d’avant-guerre, l’œuvre d’art devient un support sur lequel l’artiste extériorise son inquiétude intérieure face aux tensions morales et politiques engendrées par une société où il se sent déraciné. L’œuvre se veut provocatrice face à un milieu de l’art embourgeoisé se berçant d’illusions dans sa quête des valeurs sûres. Le retour en force d’une technique graphique presque oubliée, la gravure sur bois, est à cet égard l’indice d’une volonté de renouveau des valeurs esthétiques. Il en va de même de l’intérêt que portent les artistes à toutes les formes de néo-primitivisme. Face à la montée de l’industrialisation, les uns traduisent leur attachement au sol natal et à la nature (Nolde, Rohlfs). D’autres cherchent à secouer, par leur vie communautaire et leur peinture, les valeurs morales bourgeoises de l’Empire (Die Brücke). D’autres enfin souhaitent que leur peinture trace la voie d’un véritable renouveau spirituel (Der Blaue Reiter). Dresde, Munich et surtout Berlin sont les grands centres d’activités de ces courants d’avant-garde, activement soutenus par des revues telles que Der Sturm et Die Aktion.

mercredi 12 septembre 2012

La couleur des sentiments

Le personnage sans couleur que vous avez créé fin juin cache ses sentiments.

Votre travail d'aujourd'hui sur les valeurs expressives de la couleur les révélera.

Sentiment : État affectif complexe et durable, causé par une réaction émotive à une représentation que l’on se fait de quelque chose ; ex : sérénité, étonnement, joie, tristesse, amour, dégout, colère, fureur, peur, apathie, etc.
Valeur : force, fonction.
Expressif : Qui sert à exprimer une pensée, un sentiment, une émotion.

" J'entends un cri traverser la nature. Je peignis les nuages comme du sang réel, la couleur hurla... " Edward Munch

Le Cri, Edvard Munch, 1893
Le Cri, Edvard Munch, version de 1893

Le Cri, Edvard Munch, 1895
Le Cri, Edvard Munch, version de 1895

samedi 26 mai 2012

Le cabinet

" Oppressant, menaçant, sombre, inquiétant, écrasant, déstabilisant, labyrinthique, angoissant… "

Après avoir lu les articles disponibles au CDI concernant l'Expressionnisme allemand (cf. Otto Dix, Ernst Ludwig Kirchner, Emil Nolde, Erich Heckel) et visionné des extraits du Cabinet du Dr Caligari de Robert Wiene (1920), réaliser un décor architectural (une maquette de 33 cm maximum dans sa plus grande dimension) illustrant les mots ci-dessus.

Le Cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene
Le Cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene

Le Cabinet du docteur Caligari, film expressionniste* et muet allemand de Robert Wiene sorti en salles en 1920.
Dans une fête foraine, vers 1830, le docteur Caligari exhibe Cesare, un somnambule. Celui-ci prédit à un étudiant, Alan, qu'il vivra jusqu'à l'aube. Il est en effet assassiné dans son lit. Son ami Francis soupçonne Caligari. La jeune fille que convoitaient Alan et Francis est enlevée par Cesare. Poursuivi, le somnambule s'écroule après avoir abandonné son fardeau. Francis poursuit Caligari qui se réfugie dans un asile de fous, dont Caligari s'avère être le directeur, et Francis un des patients ainsi que la jeune fille convoitée...

À propos des décors :
À Berlin naît en 1910 la revue Der Sturm qui compte parmi ses membres les trois peintres Herman Warm, Walter Röhrig et Walter Reinmann qui seront responsables de la création des décors du Cabinet du Dr. Caligari. Le décor du film apparaît comme principal support de la narration. L’ambiance onirique et torturée véhiculés par ces décors traduit visuellement les différents sentiments du narrateur. Décors en trompe-l’œil, perspectives faussées ou déformées, lignes brisées, courbes amplifiées, contrastes exacerbés, toutes ces techniques concourent à dessiner un univers agressif et perturbateur. Le décor prend véritablement vie. De même que Cesare le somnambule vit sous l’emprise du Dr. Caligari, les personnages sont dominés par un environnement oppressant et terrifiant où la lumière participe à renforcer cette atmosphère troublante et inquiétante.

* L'Expressionnisme est un mouvement artistique apparu au début du XXème siècle en Europe du Nord, particulièrement en Allemagne. Plutôt que d’un style unique et pictural - défini un chromatisme intense,  une touche marquée et un espace désarticulé, il s’agit d’un climat qui ne touche pas seulement les beaux-arts, mais aussi la danse, le cinéma, la littérature et le théâtre. Pour la génération d’avant-guerre, l’œuvre d’art devient un support sur lequel l’artiste extériorise son inquiétude intérieure face aux tensions morales et politiques engendrées par une société où il se sent déraciné.