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mardi 30 mai 2017

De la lettre

La lettre a pour particularité de n’avoir aucune signification, de même elle n’est pas un son qui fait sens. Graphie sans lien avec le visuel ou l’expérience, au contraire des idéogrammes, elle n’existe que comme élément d’une chaîne. La lettre est liée à l’écriture et non au langage.

Vous réaliserez une écriture utilisant la lettre comme pur élément visuel et amenant le spectateur à comprendre la signification de votre réalisation sans nécessairement lire le mot écrit.

Problématique : Comment le mot peut-il construire du sens autre que textuel ?


Jan MANČUŠKA, Notion in Progress, 2010, bois, peinture, métal, parquet, caisson lumineux, projection, dimensions variables


Tania MOURAUD, Wysiwyg (What you see is what you get), 1989-2007, peinture murale

Références artistiques possibles :

  • Raoul HAUSMANN, ABCD, 1923-1924, encre de Chine, reproduction de photographie et imprimés découpés, collés sur papier, 40,4x28,2 cm
  • René MAGRITTE, La Trahison des images, 1928–1929 , huile sur toile, 59x65 cm, ou Querelle des universaux, 1928, huile sur toile, 53,5x72,5 cm
  • Kurt SCHWITTERS, Merzzeichnüng 54. Fallende Werte, 1920, aquarelle, gouache, encre, mine graphite, papiers et tissu collés sur papier, 30x22,5 cm
  • Isidore ISOU, Signes fauves, 1961, huile sur toile, 46x8 cm
  • Ben VAUTIER, Ben, Mon envie d'être le seul, 1976, peinture de la série Introspections Acrylique sur toile, 100,2x100,5x4,7 cm
  • Joseph KOSUTH, One and Three Chairs, 1965, photographies, chaise.
  • Christian ROBERT-TISSOT, VOID, 2005, polystyrène, acrylique, câbles, moteurs, 100x580 cm
  • Richard BAQUIÉ, LE TEMPS DE RIEN, 1986, plaques d'impression, structure métalliques 
  • Jan MANČUŠKA, Notion in Progress, 2010, bois, peinture, métal, parquet, caisson lumineux, projection, dimensions variables
  • Tania MOURAUD, Wysiwyg (What you see is what you get), 1989-2007, peinture murale
  • Robert INDIANA, Love, 3,66x3,66x1,83 m, 1970, acier Corten

lundi 21 novembre 2016

« Pas l’ombre de lui-même »

Proposez un dispositif donnant à voir l'ombre de silhouettes d'objets alors même que ces objets sont absents.

En quoi la lumière ou l'ombre peuvent-elles faire sens dans une œuvre ? 

 Références artistiques possibles : 

  • Jean-Baptiste REGNAULT, L’Origine de la Peinture. 1786, à voir comme contre-exemple puisque l’ombre y représente de la façon la plus fidèle possible son modèle. 
  • Philippe RAMETTE, L’Ombre (de moi-même), 2007, installation. 
  • Tim NOBLE et Sue WEBSTER, François LORIOT et Chantal MÉLIA sont des exemples directement en lien avec l’incitation où il y a bien un décalage entre l’origine de l’ombre et celle-ci.
  • Jean-Léon GÉRÔME, Jérusalem dit aussi Golgotha, consumatum est, 1867.
  • Christian BOLTANSKI, Les Ombres, 198, installation, bougies et figurines sur équerres. L’intérêt de cette référence étant la bougie comme source lumineuse qui contribue au caractère poétique de l’œuvre. 
  • Sergueï EISENSTEIN, Ivan Le Terrible, 1945.
  • Tim BURTON, Vincent, 1982, court métrage d'animation.

Questionnements
  • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux. 
  • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
  • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

  • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)

  • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

samedi 1 octobre 2016

À mettre ensemble

En quoi les objets dans leur modalité de présentation peuvent-ils modifier la perception du contexte* ?

Réaliser une mise en scène d'objets (sans valeur) qui permette de modifier la perception que l'on a d'eux.

*Contexte : Ensemble des circonstances dans lesquelles s’insère un fait, un événement. Synonymes : situation, circonstance, climat, condition, conjoncture, cours des choses, état de choses, état de fait, paysage, position, situation, tenants et aboutissants.

Assemblage : équivalent tridimensionnel du collage. Œuvre constituée d’éléments initialement distincts, souvent de natures différentes, rendus solidaires : objets ou fragments d’objets naturels ou manufacturés, formes façonnées, etc. C’est aussi le procédé qui conduit à ces œuvres.

Installation : œuvre d'art contemporain dont les éléments, de caractère plastique ou conceptuel, sont organisés dans un espace donné.

Questionnements
  • L’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; la sublimation, la citation, les effets de décontextualisation et de recontextualisation des objets dans une démarche artistique.
  • Les représentations et statuts de l’objet en art : la place de l’objet non artistique dans l’art ; l’œuvre comme objet matériel, objet d’art, objet d’étude.

Compétences

  • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
  • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique. 
  • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires. 

Références possibles

  • ERRÓ, Foodscape, 1962, peinture glycérophtalique sur toile, 200x300 cm. Modern Art Museet Stockholm
  • Tadashi KAWABATA, Chairs for Abu Dhabi, 2012. Chaises, fauteuils, sofa, bancs, tabourets et structure métallique 6x7x6 m
  • Bernard PRAS, Louis XIV, Inventaire 47, 2003, photographie d'assemblage d'objets réels issus de la consommation alimentaire
  • Tony CRAGG, Blue Horn - Axt, installation, 1982
  • Joana VASCONCELOS, Marilyn, 2011, 297x155x410 cm, Galerie des Glaces, Château de Versailles
  • Hilla et Bernd BECHER, Châteaux d'eau, photographies en noir et blanc, 1981, Musée Guggenheim, NY
  • Vik MUNIZ, Saturn Devouring One of His Sons (d'après Goya), photographie, 2006
  • Claes OLDENBURG, Giants, sculpture, 1980

Vue d'une installation de TonyCragg
Tony CRAGG, Blue Horn - Axt, 1982

Photographie de Vik Muniz
Vik MUNIZ, Saturn Devouring One of His Sons (d'après Goya), photographie, 2006

mercredi 4 mai 2016

DÉS/ÉQUILIBRE

Dans une production plastique, créez une tension entre les notions d’équilibre et de déséquilibre. Le dispositif de présentation devra rendre compte de cette perte d’équilibre. (Possibilité d’avoir une bande sonore) 

  • Équilibre : (du latin aequilibrium, de aequus « égal » et libra « balance, poids ») concept décrivant les situations où les forces en présence – les parties dans le cas d'une métaphore – sont égales, ou tel qu'aucune ne surpasse les autres.
  • Déséquilibre : perte ou absence d’équilibre, d’une position stable. Répartition inégale des forces en présence. Manque de proportions, d'harmonie, de concordance.

Critères d’évaluation : 

Capacité à rendre sensible la notion d’équilibre.
Capacité à proposer un dispositif de présentation.
Capacité à expliquer.
Maitrise technique et plastique de la production.

Références possibles :

Yves KLEIN, Le saut dans le vide, 1960.
Perter FISCHLI et David Weiss, Natural Grace, from A Quiet Afternoon, 1985.
Philippe RAMETTE, Lévitation de chaise, 2007.
Daniel FIRMAN, Würsa (à 18 000 km de la Terre), 2008.

Termes utilisés lors de la verbalisation :

mobile/ immobile, point d'appui, sol, pesanteur, poids, socle, suspension, bascule, réel/ suggéré (ex : L’homme qui marche de Rodin en figurant un homme aux bras et jambes avancés symétriquement, créé un déséquilibre psychologique, une anomalie et c’est cela qui amorce le mouvement), répartition, défi, jeu d'adresse.

Natural Grace
Perter FISCHLI et David Weiss, Natural Grace, from A Quiet Afternoon, Chromogenic Print, 1985

Chaise
Philippe RAMETTE, Lévitation de chaise n°3, sculpture en bronze signée et numérotée, 2006

lundi 9 novembre 2015

Au fil du temps

« Au fil du temps »

Exprimez la durée, le temps qui passe selon un rythme que vous fixerez, dans une réalisation plastique de votre choix. 

Références artistiques possibles :
Homère : L'Odyssée, Ulysse et Pénélope, vers la fin du VIIIe siècle av J.C., littérature.
Claude Monet : La Cathédrale de Rouen, Le Portail, temps gris, harmonie grise, 1892, huile sur toile, 100x65 cm. Musée d'Orsay, Paris.
Claude Monet : La Cathédrale de Rouen, Le Portail, soleil matinal, harmonie bleue, 1893, huile sur toile, 91x63 cm. Musée d'Orsay, Paris.
On Kawara : Date paintings, Série Aujourd'hui, 1966... 14, 15, 16 août 1975, Liquitex sur toile, 25,9x33,3 cm.
Roman Opalka : Opalka 1965/1- ∞, à partir de 1965, photographie, 30,5x24 cm et acrylique sur toile.
Sophie Calle : La Filature, 1981 (détail), diptyque composé de textes et de photographies noir et blanc, 162x110 cm. Musée national d'art contemporain/Centre Georges Pompidou, Paris.
Pierrick Sorin : Réveils, 1988, vidéo auto filmage, court métrage, 5 minutes. Musée national d'art contemporain/Centre Georges Pompidou, Paris.

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Alfred Stieglitz : Équivalent, 1926, épreuve au gélatino-bromure d'argent, 9,2 x 10,8 cm. Musée d'Orsay, Paris.

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On Kawara : Date paintings

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Roman Opalka : Opalka 1965/1- ∞, à partir de 1965, photographies

Questions abordées :
L'élève se questionnera sur sa relation au temps : rythme, durée, mémoire, effacement, cycle, évolution, répétition.
Comment faire trace du temps qui passe ? La photographie, vidéo, peinture comme trace, mémoire, indice d'un événement.
Quel regard porter sur son quotidien ? Cadrage, capture, enregistrement, collection, accumulation, mesure... Dispositif de présentation, installation.

dimanche 24 novembre 2013

Empreinte lumineuse

Nicéphore

Considérée comme la première image fixée, le Point de vue pris d’une fenêtre du Gras (1826) de Niepce est obtenue en négatif sur un papier enduit de chlorure d’argent. Fort intrigant, le cliché incite plusieurs scientifiques, tels que Louis-Jacques-Mandé Daguerre et William Henry Fox Talbot, à s’engager dans la voie de l’expérimentation.

Concevez le projet d'une œuvre bi ou tridimensionnelle où vous mettrez en évidence l'empreinte* lumineuse des choses ou des êtres.
Références verbalisées :
Théâtre d'ombres,1984, et Autel Chases, 1987, de Christian Boltanski,
Masque de mort, 1978, d'Arnulf Rainer, 
l'Allégorie de la caverne (La République, livre VII) de Platon.

Envisagez :
- les différents dispositifs utilisés pour cerner, dessiner, fixer (manuellement) l'ombre du sujet projetée sur l'écran/support (cf : le physionotrace de Gilles-Louis Chrétien XVIIIème siècle),
- les dispositifs optiques pour capter des images : le miroir, la camera obscura, la camera lucida,
- le support photosensible.

* Empreinte : trace, marque, indice.
C.4 (mise en page), C.5 (établir des liens entre les oeuvres pour mieux les comprendre) et C.7 (être autonome dans son travail).

lundi 9 septembre 2013

Autrement

Après avoir choisi un endroit singulier du collège, vous proposerez une réalisation pour ce lieu, afin de le voir autrement, de le rendre réactif au regard des spectateurs.

Pour se faire, il vous faudra documenter votre projet :

  1. Observez les caractéristiques plastiques intrinsèques du lieu : les matériaux utilisés, les formes, les dimensions, l’organisation des éléments construits et/ou naturels, les couleurs, la lumière.
  2. Relevez (croquis ou photographies numériques) les points de vue les plus significatifs du lieu.
  3. Notez et analysez le comportement qu’induit le lieu sur les élèves, le personnel du collège et notez (déduisez) les fonctions culturelles, sociales de celui-ci.
Vous proposerez in fine votre projet d'installation* ou d'environnement* sous la forme d'une petite maquette à l'échelle.

Environnement : d’origine anglaise et rapporté à l’art, ce terme désigne toute forme d’art constitué par la combinaison de matériaux, d’objets et d’éléments tirés du monde quotidien, répartis dans un espace que l’on peut parcourir et demandant au spectateur une pratique active.
Installation : disposition de matériaux et d’éléments divers dans un espace ; œuvre ainsi obtenue ; mode d’expression artistique apparue au troisième tiers du XXème siècle.

L’évaluation portera sur :
la capacité à expliquer sa démarche,
la capacité à interroger le lieu où se réalise la production,
la capacité à montrer la relation entre le lieu et la production.

mercredi 4 septembre 2013

Mise en scène héroïque

Proposez une mise en scène héroïque fictionnelle — ayant un caractère narratif, sous la forme d'une maquette utilisant photographie(s) de vous-même et petits objets de diverses natures. Dans un second temps, vous photographierez votre réalisation : une attention toute particulière sera portée au cadrage, à la mise au point et à l'éclairage de l'objet.

Termes utilisés lors de la verbalisation :
autofiction : (néologisme de Serge Doubrovsky, source wikipédia) récit fondé, comme l’autobiographie, sur le principe des trois identités (l’auteur est aussi le narrateur et le personnage principal), qui se réclame cependant de la fiction ;
fiction : invention, création qui doit davantage à l’imagination qu’à la réalité ;
scène narrative : figuration d'une histoire ou d'un événement ;
narration : suite de faits articulés dans le temps entre un début et une fin, récit ;
simulacre : apparence sensible qui se donne pour une réalité ;
point de vue ; cadrage ; plans ; composition ; vraisemblance et ressemblance.

Références artistiques possibles :
Louis XIV en costume de sacre, Hyacinthe Rigaud, huile sur toile, 277×194 cm, 1701
Raising the Flag on Iwo Jima, Joe Rosenthal, photographie, 23 février 1945
Singing Sculpture, Gilbert et George, photographie, 1969
Saynètes comiques : je suis content, c'est mon anniversaire, Christian Boltanski, photographie rehaussée au pastel, 98x68 cm, 1974
Untitled #153, Cindy Sherman, photographie, 1985
Story Art (avec fantôme des Beaux-Arts), Jean Le Gac, dessin et projecteur de cinéma, 250x340 cm, 1986
Photo Under Water, William Wegman, photographie, 1971 (www.williamwegman.com)
Chorégraphie d'aujourd'hui, Pierrick Sorin, installation vidéo et aquarium, 2001 (www.pierricksorin.com)
La perplexité de Sisyphe, Gilbert Garcin, photographie, 2002 (www.gilbert-garcin.com/)

" Débris rescapés du Meccano de son fils, bouts de ficelles et petits cailloux, armé de colle de ciseaux et de son appareil photo, Gilbert Garcin bricole de minuscules maquettes, pour lesquelles il bidouille des éclairages "pour faire vrai" et photographie ainsi, jour après jour, les différents actes de son petit théâtre intérieur. Jouant avec ses autoportraits, et clonant sans complexe sa silhouette de "Monsieur Tout-le-Monde" il se met ensuite en scène dans des situations les plus surréalistes ; le voici donc tour à tour Sisyphe poussant son énorme pierre, ou pauvre hère derrière une pendule à Courir après le temps, L'égoïste jouant à saute-mouton avec lui même à perte de vue, ou Le Paon faisant la roue avec sa propre effigie." Extrait de Le petit théâtre de M Garcin, un article d'Armelle Canitrot, dans Pour voir n°4, sept 2000

Le danger des images, Gilbert Garcin

Le danger des images, Gilbert Garcin, 2009

mardi 29 janvier 2013

No Man's Land

Extrait de No man's land de Danis Tanovic, 2001
La fusillade (4’) : Le jour se lève.

jeudi 6 septembre 2012

OBEY

Photogramme du film They Live

Proposez un dispositif (ou une maquette) reprenant la vision dichotomique* du héros (extrait de filmThey live, John Carpenter, 1988).
*Dichotomie : division de quelque chose en deux éléments que l'on oppose habituellement.

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