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mardi 7 mars 2017

De l’idée dans l’image

Proposez le projet d'une œuvre tridimensionnelle utilisant « Le poids des mots, le choc de l'image » (cf. slogan de Paris Match). Effectuez sur votre temps libre au CDI des recherches sur les artistes qui utilisent le texte, le langage dans leurs œuvres. 

Vous réaliserez des croquis accompagnés au choix d'une maquette (papier, carton, etc.) ou d'un photomontage ou d'une maquette modélisée en 3D.

Vocabulaire :

  • Environnement : transposition de l'espace scénique du tableau à celui de la réalité.
  • In situ : œuvre réalisée sur place.
  • Installation : environnement-cadre des actions, happenings et performances ; lieu de réflexion sur le "cadre " où l'art se manifeste.

Objectif : Distinguer la représentation d'une chose concrète et celle d'une idée.

En quoi la représentation d'une idée se distingue-t-elle de celle d'une chose concrète ?

Références possibles :

  • Eugène DELACROIX, La Liberté guidant le peuple, 1830, huile sur toile, 260x325 cm, Musée du Louvre
  • René MAGRITTE, La Trahison des images, 1929, huile sur toile, 59x65 cm
  • Joseph KOSUTH, One and Three Chairs, 1965, chaise en bois, photographie de la chaise et agrandissement photographique de la définition du mot "chaise" dans le dictionnaire, 118x271x44 cm
  • BEN, Je peut tout me permettre, 1971, acrylique sur toile, 97x130 cm
  • Barbara KRUGER, You Are Not Yourself, 1982, photo collage, 182,9x121,9 cm
  • Christian ROBERT-TISSOT, Écran total, 1998, acrylique sur bois, métal, 311x730x11 cm

Questionnements
  • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance - la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
  • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.
Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
  • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

  • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)

  • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
  • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

  • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

Écran total, Christian Robert-Tissot

Christian ROBERT-TISSOT, Écran total, 1998, acrylique sur bois, métal, 311x730x11 cm

Barbara Kruger à la galerie M Boone NY

Barbara KRUGER, Untitled, installation à la galerie Mary Boone Gallery, New York, Janvier 1991

mardi 3 janvier 2017

Point et ligne sur plan

Comment peut-on organiser la surface dessinée, peinte d'une œuvre non figurative ? 

Références artistiques possibles :

  • Richard Paul LOHSE, 6 rangées de couleurs verticales systématiques, 1972, huile sur toile, Musée de Grenoble. L'organisation de la grille répond aux contraintes d'un carré latin de 6 lignes et colonnes (cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Carré_latin).
     
  • BMPT est le nom d'un groupe de quatre artistes : Daniel Buren, Olivier Mosset, Michel Parmentier et Niele Toroni, créé en décembre 1966, et dissous en décembre 1967.
    Dans ses peintures, le groupe BMPT marque le refus de communiquer le moindre message et s'abstient de toute émotion. Il revendique une répétition de motifs choisis :
    • Daniel Buren : sur des toiles de store à bandes verticales alternées, blanches et colorées, d’une largeur de 8,7 cm et de 2,50×2,50 m, Buren recouvre de blanc les deux bandes extrêmes de la toile.
    • Olivier Mosset : sur des toiles blanches de 2,50×2,50 m, Mosset peint, au centre, un cercle noir (diamètre intérieur : 4,5 cm, diamètre extérieur : 7,8 cm). 
    • Michel Parmentier : sur des toiles blanches de 2,50×2,50 m, Parmentier peint à la bombe des bandes horizontales, alternées gris et blanc, le blanc (en réserve) étant obtenu par le pliage horizontal de la toile avant qu'elle ne soit peinte. 
    • Niele Toroni : sur des toiles blanches de 2,50×2,50 m, Toroni applique des traces de pinceau No 50 à intervalles réguliers de 30 cm sur toute la surface.
     
  • Frank STELLA, Mas o Menos, 1964, poudre métallique dans émulsion acrylique sur toile, 300x418 cm
    Mas o Menos fait partie des Shaped Canevas (toiles mises en forme) réalisées par Frank Stella à partir du début des années 60.
    Ces œuvres se caractérisent par l’originalité de la forme de leurs châssis qui détermine l’orientation des motifs de l’espace pictural, des bandes colorées qui scandent la surface : l’espace intérieur obéit aux limites extérieures, il est comme déduit du cadre.
     
  • Sol LEWITT, Wall Drawing #2. Drawing Series II (A) (24 drawings), 1968 :
    Organisé au sein d’une grille, le Wall Drawing #2. Drawing Series II (A) (24 drawings) présente l’une des quatre sections d’un système fini de combinaisons. Vingt-quatre ensembles de seize carrés proposent ainsi, sur le mode du miroir (Mirror), les différentes permutations possibles de ligne droite positionnée dans les quatre directions géométriques fondamentales (verticale, horizontale, diagonale à 45 degrés de gauche à droite, et diagonale à 45 degrés de droite à gauche).
    Ce système est explicité par un diagramme inscrit au mur, à côté de l’œuvre.
    La technique utilisée est le crayon à mine, appliquée directement sur le mur (traité comme une page vierge) ; les mines sont taillées de manière spécifique et assemblées en faisceaux de trois pour tracer plusieurs lignes à la fois à intervalle régulier.

    Les dessins muraux de LeWitt reflètent tout à la fois l’extraordinaire cohérence de ses explorations systématiques (séries et combinaisons rigoureuses d’éléments géométriques) et l’étonnante diversité de sa pratique, aussi bien dans l’évolution des formes que des matériaux utilisés.
    Les dessins conçus pour être effectués par d’autres que l’artiste sont fondés sur :
    • un vocabulaire de départ restreint, avec des formes géométriques élémentaires : ligne droite ou non droite, ligne brisée, carré, grille, arc, cercle, etc. 
    • une évolution du vocabulaire vers des formes plus irrégulières et complexes telles les courbes, les boucles et une évolution du traitement avec l’emploi du crayon à mine, du pastel gras, de l’encre de Chine, de la peinture acrylique ou encore du graphite. (source : fiche pédagogique du Centre Pompidou-Metz : Sol LEWITT Dessins muraux de 1968 à 2007)

Sol Lewitt

Sol LEWITT, Drawing Series IV (A) with India ink washes (24 Drawings), March 1984, India ink wash

Installation de l'exposition Sol LeWitt: A Wall Drawing Retrospective | MASS, Stockholm
http://massmoca.org/sol-lewitt/

jeudi 5 mai 2011

Suite de Fibonacci

La suite de Fibonacci est une suite d'entiers très connue. Elle doit son nom à un mathématicien italien du XIIIème siècle connu sous le nom de Leonardo Fibonacci qui, dans un problème récréatif posé dans un de ses ouvrages.
Chaque terme de cette suite est la somme des deux termes précédents ; pour obtenir chacun de ces deux termes, il faut faire la somme de leurs termes précédents… et ainsi de suite, jusqu'à ce que ces deux termes soient les deux termes initiaux qui sont connus :
0 1 1 2 3 5 8 13 21 34 ...

" Ainsi de suite... "
Proposez une réponse plastique à la suite de Fibonacci ou plus largement à un ensemble d'éléments ordonnés et interdépendants.

Modes opératoires : répéter, reproduire, varier, modifier, séquencer, hiérarchiser, ordonner, reprendre, transformer, faire succéder, lier, etc.

Influences artistiques :
Andy Warhol, Ten Lizes, 1963
Roman Opalka, Détail, 1965/1 - ∞.
On Kawara, I got up, 1970-1977
Sol LeWitt, Wall Drawing, 1970
Laurent Perbos, Records, 1997

Sol LeWitt, Incomplete Open Cube, 1974, Painted aluminum

Sol LeWitt, Incomplete Open Cube, 1974, Painted aluminum, 42x42x42 inches

Variations of incomplete open cubes

Cette sculpture de Sol LeWitt illustre un principe de construction des formes qu’il met en place à partir de 1965. Ses sculptures deviennent des structures modulaires : des constructions qui répètent et ordonnent une même unité en suivant des principes de progression géométrique.