Mon cahier de troisième

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vendredi 24 février 2017

Attendus en fin de troisième

Carte

→ Compétences attendues en fin de cycle 4 en lien avec les domaines du socle commun de connaissances, de compétences et de culture (cliquez pour agrandir)

Source : Projet de programme pour le cycle 4 du 9-15 avril 2015, Conseil supérieur des programmes

vendredi 17 février 2017

« Obey - Consume - Watch TV - Work - Sleep »

Extrait du film They Live de John Carpenter (1988)

They Live (Invasion Los Angeles, titre français) est un film de science-fiction de John Carpenter, d'après la nouvelle Les Fascinateurs (Eight O'Clock in the Morning) de Ray Faraday Nelson.
Synopsis : John Nada parcourt les routes à la recherche de travail comme ouvrier sur les chantiers. Embauché à Los Angeles, il rejoint un bidonville où il va entrer en possession d'une paire de lunettes hors du commun. Elles permettent de voir la réalité telle qu'elle est : le monde est gouverné par des extra-terrestres. 

Après avoir visionné la scène où le héros utilise la première fois les lunettes brièvement et collectivement commentée, concevez un projet en jouant tout comme l'extrait sur la dichotomie* du visible et non-visible. 

*Dichotomie : (du grec dikhotomos, division en deux), division qui marque l’opposition entre deux éléments.

En quoi notre rapport à la société de consommation, à la consommation, au fonctionnement de la marchandise peut être une source d'inspiration artistique ? 

Références artistiques possibles :

  • René MAGRITTE, La condition humaine, 1933, huile sur toile, 100x81 cm
  • Andy WARHOL, Brillo Box, 1964, sérigraphie et peinture polymère sur bois, 44x43x33,5 cm
  • Alain JACQUET, Camouflage Botticelli, Naissance de Vénus III, 1964, huile sur toile, 220x105 cm
  • Duane HANSON , Lady's Market, 1969, polyester, fibre de verre, peinture acrylique, peinture à l'huile, cheveu, prothèse oculaire, chariot de supermarché, boîte de conserve, 166x130x65 cm
  • Barbara KRUGER, I shop therefore I am (J'achète donc je suis), 1987, photomontage, sérigraphie sur vinyle, 281,90x287 cm
  • Liu BOLIN série Hiding in the City, photographies, depuis 2005
    « Il y a dix ans, mon atelier a été détruit par le gouvernement chinois. J’étais tellement en colère que j’ai décidé de créer une œuvre pour protester contre ce saccage. Je me suis mis à disparaître dans des décors qui ont une résonance pour la société et le genre humain [un kiosque à journaux, un supermarché, la Grande Muraille de Chine…]. Une fois que j’ai choisi le lieu, mon corps et mon visage sont peints dans les mêmes couleurs que le décor selon un quadrillage précis. Cette disparition de ma personne suscite à la fois un amusement et un malaise. C’est une manière de dénoncer les problèmes sociaux et les difficultés que nous rencontrons en Chine. »
  • Philippe RAMETTE, L'Ombre (de moi-même), 2007, installation
  • Oliver JEFFERS, Without a Doubt Part 1 (Dipped Paintings), huile sur toile partiellement  trempée dans l'émail, 2012
  • Ron ENGLISH , What's in your body ? Mc Supersized, XXIe

Cayetano FERRER

Cayetano FERRER

Cayetano FERRER, série City of Chicago, photographies, 2004-2008

Histoire des arts - Thématiques, objets d’étude possibles :
  • Les arts entre liberté et propagande (1910-1945)
    - Art et pouvoir : contestation, dénonciation ou propagande
  • Les arts à l’ère de la consommation de masse (de 1945 à nos jours)
    - Les arts face à la réalité contemporaine

lundi 13 février 2017

Autoréférencé

Proposer une nouvelle version d'une œuvre préalablement choisie et analysée. 

Appropriation : Dans le sens le plus étroit, on parle d'appropriation si « les artistes copient consciemment et avec une réflexion stratégique » les travaux d'autres artistes. Dans ce cas, l'acte de « copier » et son résultat doivent être compris également comme de l'art (sinon, on parle de plagiat ou de faux), cf. emprunt. 
Remake : (mot anglais), nouvelle version d'un film, d'une œuvre littéraire, théâtrale, etc.
Détournement : Le détournement est la réutilisation par un artiste de slogans, d'images publicitaires, de campagnes de marketing pour créer une nouvelle œuvre portant un message différent, souvent opposé au message original. C'est une sorte de parodie satirique, qui réutilise ou imite l'œuvre originale. Le détournement le plus connu est le détournement publicitaire. Le terme détournement fut d'abord employé par l'Internationale situationniste. Le détournement diffère de la récupération dans laquelle les œuvres sont destinées aux médias dominants. L'utilisation faite par Barbara Kruger du détournement popularisa la technique. (source Wikipédia)
Parodie : Imitation consciente et volontaire d’une œuvre littéraire ou artistique dans une intention moqueuse ou simplement comique.

Notions abordées : détournement, modèle, copie, citation, emprunt, appropriation, interprétation... 

En quoi l'art devient-il, en quelque sorte, conscient de lui-même, c'est-à-dire autoréférentiel et réflexif ? 

Références possibles :

  • Vénus d'Urbino du TITIEN (1538)/ Olympia d'Édouard MANET (1863)/ I Like Olympia in Black Face de Larry RIVERS (1970)
  • Les Ménines de Diego VÉLASQUEZ (1656)/ Las Meninas de Pablo PICASSO (1957)
  • La Joconde de Léonard DE VINCI (1503)/ L.H.O.O.Q. de Marcel DUCHAMP (1919)
  • La Grande odalisque de Jean-Auguste-Dominique INGRES (1814)/ Made in Japan de Martial RAYSSE (1964)
  • Le Cri d'Edvard MUNCH (1893)/ Le Cri d'ERRÓ (1967)
  • Gilles BARBIER, L'Hospice, 2002, installation 

Comparaison

Concert champêtre du TITIEN (1508-1509)
Le Jugement de Pâris, gravure de RAIMONDI (1514-1518)
Déjeuner sur l’herbe d'Édouard MANET (1863)

david-goliath.jpg

David avec la tête de Goliath du CARAVAGE (1606)/ Intervention d'Ernest PIGNON-ERNEST à Naples (1993)

vendredi 10 février 2017

Photographie non photographique

Vous réaliserez une photographie révélant des caractéristiques étrangères à la photographie, à la réalité du sujet.
Votre photographie et sa relation particulière au réel provoquent un dialogue entre l’image et son référent « réel », source d’expressions poétiques, symboliques, métaphoriques, allégoriques.

Vous prêterez attention au cadrage, au point de vue, à la lumière, à la mise au point [...] et n'utiliserez aucun filtre.

Photographie : technique qui permet d’obtenir une image durable par l'action de la lumière ; image obtenue par ce procédé.

Dès son invention, la photographie inaugure une nouvelle ère dans la représentation ; le procédé donne à voir une représentation du réel objective. L'homme ne représente plus le réel tel qu'il le voit et tel qu'il le peut, mais c'est le « réel » qui impressionne le support (par l'action directe de la lumière qui est réfléchie, ou émise, de l'objet à la surface sensible). Ainsi la photographie trouve rapidement son usage dans le reportage, dans l'anthropométrie (: inventée par Alphonse Bertillon). Les photographes ambitionnent de réaliser un « inventaire du monde ».

Toutefois, cette objectivité a ses limites. La photographie argentique permettait déjà de travestir la réalité, d'ajouter ou de retrancher des éléments d'une image (cf. photomontage) et avec l'avènement de la photographie numérique, ces trucages qui n'étaient auparavant accessibles qu'à des connaisseurs, deviennent presque à la portée de tous.
De plus, les choix du photographe importent : choix du sujet, du cadrage, de la mise au point, mais aussi du développement, du tirage (recadrage), des retouches, etc.

Le photographe interprète à sa façon le réel qui s'offre à lui. Ainsi, en noir et blanc, une ambiance peut être rendue dramatique par certaines techniques alors que la réalité ne l'était pas autant. Le simple fait d'attirer l'œil sur un élément, en le photographiant, modifie la perception des spectateurs (récepteurs de l'image) face à la globalité de la scène qui se voit de plus réduite à une ou plusieurs images.
S'ajoutent à cela les limites technologiques pour représenter les couleurs, les perspectives, les sujets en mouvement, etc. Un appareil photo ne retransmet pas exactement ce que l'observateur voit. Il peut déformer, créer des aberrations chromatiques, exagérer la perspective, etc.
(source Wikipédia)

Objectifs :

  • Produire des images et prendre conscience de leurs spécificités : la dématérialisation par exemple.
  • Appréhender les relations entre l’image et son référent : absence du référent, prégnance du référent, image comme référent.
  • Comprendre que « l’acte photographique » est porteur de sens.

Références artistiques :

  • Edouard STEICHEN, Rodin, 1903
  • Frank EUGENE, Adam et Eve, 1910
  • Paul STRAND, Photographie, 1917
  • Man RAY, Retour à la raison, 1923
  • Laszlo MOHOLY-NAGY, Sans titre, 1928
  • André KERTESZ, Distorsion, série, 1933
  • Lucas SAMARAS, Photo-Transformation,1973
  • Franco FONTANA, Comacchio, Italie, 1976
  • Cindy HERMANN, Untitled Film Stills #15, 1978
  • Jeff WALL, La chambre détruite, 1978
  • Jan DIBBETS, GDN Rotterdam, 1981
  • Paolo GIOLI, Torso, Omagio impuro a Bayard, 1983
  • Corinne VIONNET, Photo Opportunities, 2005-2014
  • Pictorialismes : documentaire de la collection PHOTO - les grands courants de la photographie d'Arte France, Camera lucida productions.
    La photographie est-elle un art ou une simple technique de reproduction du réel ? Le débat ressurgit à la fin des années 1880 avec le mouvement pictorialiste, qui rejette le réalisme et l’exactitude pour une photographie « artistique » dont les effets cherchent à rivaliser avec le dessin et la peinture.

Robert Demachy

Robert DEMACHY, Lutte (Camera Work 1904, N°5, janvier 1904, planche VI), 1904, Musée d'Orsay, Paris

Questionnements
  • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance.
Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
  • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
  • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

  • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)

  • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
  • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

  • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

mardi 3 janvier 2017

Point et ligne sur plan

Comment peut-on organiser la surface dessinée, peinte d'une œuvre non figurative ? 

Références artistiques possibles :

  • Richard Paul LOHSE, 6 rangées de couleurs verticales systématiques, 1972, huile sur toile, Musée de Grenoble. L'organisation de la grille répond aux contraintes d'un carré latin de 6 lignes et colonnes (cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Carré_latin).
     
  • BMPT est le nom d'un groupe de quatre artistes : Daniel Buren, Olivier Mosset, Michel Parmentier et Niele Toroni, créé en décembre 1966, et dissous en décembre 1967.
    Dans ses peintures, le groupe BMPT marque le refus de communiquer le moindre message et s'abstient de toute émotion. Il revendique une répétition de motifs choisis :
    • Daniel Buren : sur des toiles de store à bandes verticales alternées, blanches et colorées, d’une largeur de 8,7 cm et de 2,50×2,50 m, Buren recouvre de blanc les deux bandes extrêmes de la toile.
    • Olivier Mosset : sur des toiles blanches de 2,50×2,50 m, Mosset peint, au centre, un cercle noir (diamètre intérieur : 4,5 cm, diamètre extérieur : 7,8 cm). 
    • Michel Parmentier : sur des toiles blanches de 2,50×2,50 m, Parmentier peint à la bombe des bandes horizontales, alternées gris et blanc, le blanc (en réserve) étant obtenu par le pliage horizontal de la toile avant qu'elle ne soit peinte. 
    • Niele Toroni : sur des toiles blanches de 2,50×2,50 m, Toroni applique des traces de pinceau No 50 à intervalles réguliers de 30 cm sur toute la surface.
     
  • Frank STELLA, Mas o Menos, 1964, poudre métallique dans émulsion acrylique sur toile, 300x418 cm
    Mas o Menos fait partie des Shaped Canevas (toiles mises en forme) réalisées par Frank Stella à partir du début des années 60.
    Ces œuvres se caractérisent par l’originalité de la forme de leurs châssis qui détermine l’orientation des motifs de l’espace pictural, des bandes colorées qui scandent la surface : l’espace intérieur obéit aux limites extérieures, il est comme déduit du cadre.
     
  • Sol LEWITT, Wall Drawing #2. Drawing Series II (A) (24 drawings), 1968 :
    Organisé au sein d’une grille, le Wall Drawing #2. Drawing Series II (A) (24 drawings) présente l’une des quatre sections d’un système fini de combinaisons. Vingt-quatre ensembles de seize carrés proposent ainsi, sur le mode du miroir (Mirror), les différentes permutations possibles de ligne droite positionnée dans les quatre directions géométriques fondamentales (verticale, horizontale, diagonale à 45 degrés de gauche à droite, et diagonale à 45 degrés de droite à gauche).
    Ce système est explicité par un diagramme inscrit au mur, à côté de l’œuvre.
    La technique utilisée est le crayon à mine, appliquée directement sur le mur (traité comme une page vierge) ; les mines sont taillées de manière spécifique et assemblées en faisceaux de trois pour tracer plusieurs lignes à la fois à intervalle régulier.

    Les dessins muraux de LeWitt reflètent tout à la fois l’extraordinaire cohérence de ses explorations systématiques (séries et combinaisons rigoureuses d’éléments géométriques) et l’étonnante diversité de sa pratique, aussi bien dans l’évolution des formes que des matériaux utilisés.
    Les dessins conçus pour être effectués par d’autres que l’artiste sont fondés sur :
    • un vocabulaire de départ restreint, avec des formes géométriques élémentaires : ligne droite ou non droite, ligne brisée, carré, grille, arc, cercle, etc. 
    • une évolution du vocabulaire vers des formes plus irrégulières et complexes telles les courbes, les boucles et une évolution du traitement avec l’emploi du crayon à mine, du pastel gras, de l’encre de Chine, de la peinture acrylique ou encore du graphite. (source : fiche pédagogique du Centre Pompidou-Metz : Sol LEWITT Dessins muraux de 1968 à 2007)

Sol Lewitt

Sol LEWITT, Drawing Series IV (A) with India ink washes (24 Drawings), March 1984, India ink wash

Installation de l'exposition Sol LeWitt: A Wall Drawing Retrospective | MASS, Stockholm
http://massmoca.org/sol-lewitt/

mardi 20 décembre 2016

Suspendre le temps

Évoquez la « suspension du temps » dans une production numérique que vous expliquerez en quelques mots. 

En quoi le numérique peut questionner la perception du temps du spectateur ? Comment l'œuvre confronte-t-elle le spectateur au temps ?

Référence artistiques possibles : 

  • Pieter BRUEGEL L'ANCIEN, Chute d'Icare, huile sur toile, 73,5x112 cm, 1558, Musées Royaux des Beaux-arts, Bruxelles. 
  • Jacques Henri LARTIGUE, Bichonnade, 40, rue Cortambert, Paris, photographie, 1905. 
  • Henri Cartier BRESSON, Derrière la gare Saint-Lazare, Paris, photographie, 1932. 
  • Yves KLEIN, Saut dans le vide, photographie, 16 octobre 1960. 
  • Bas Jan ADER, Broken Fall, performance, 1971. 
  • Martin KERSELS, Falling, triptyque photographique, 1994 : la cascade d’accidents corporels se poursuit avec les Falling Photos de Martin Kersels qui avant de faire des sculptures a étudié les lois de la gravité avec son propre corps. Prenant la forme d’un triptyque, les photographies sont comme autant d’arrêts sur image d’une chute. Encore suspendu dans les airs, le corps massif de l’artiste se découpe sur fond d’étendue neigeuse. 
  •  Denis DARZACQ, La série La Chute met en scène les corps en apesanteur de danseurs de Breakdance, de Capoeira et de danse contemporaine. Très pures, évitant aussi bien la pose habituelle du genre que la description, ces photographies qui mettent en valeur la performance physique dans sa perfection, mais aussi dans ses déséquilibres, mêlent une incroyable énergie au sentiment de la possible perdition. De fait, ces corps en apesanteur, qui ne sont jamais accompagnés d’ombre portée, deviennent des révélateurs de l’espace urbain. (source http://www.laboratoiredugeste.com)
  • BILL VIOLA, The Reflecting Pool, 1977-1979, vidéo
  • Douglas GORDON, 24 Hour Psycho, film réalisé en 1993.
    Cette œuvre est une version très ralentie du grand classique d’Alfred Hitchcock, Psychose (1960). Le film propose 2 images par seconde au lieu de 24. La version proposée par Gordon dure donc 24 heures au lieu de 109 minutes d’où le titre de « 24 Hour ». 

Questionnements
  • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation - la narration visuelle.

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

  • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

lundi 19 décembre 2016

Vertoverie

En quoi l'expérimentation visuelle peut participer à la construction d'un langage ? Comment l'œuvre cinématographique ou vidéo expérimentale fait sens ?

Réalisez une très courte vidéo numérique, évoquant une journée. D'environ 50 secondes, elle répondra à un story-board et à un montage précis.
En s’appuyant sur ce que vous avez déjà vu dans d’autres disciplines, notamment en français, faites prendre conscience aux spectateurs des dispositifs artistiques (ou non) de la prise en charge de l'évocation.

Références possibles :

  • L'Homme à la caméra (en russe : Человек с киноаппаратом, Chelovek s kinoapparatom) est un film soviétique réalisé par Dziga Vertov en 1929. Tourné à Odessa et d'autres villes soviétiques, le synopsis de ce film muet repose sur le quotidien de ses habitants, du matin au soir (soit une journée), explorant toutes les facettes du travail, des loisirs, de la ville.
  • La Jetée est un film français de science-fiction de Chris Marker, sorti en 1962 et d'une durée de 28 minutes. Ce film expérimental est en fait, à l'exception d'un seul plan filmé, un diaporama de photographies en noir et blanc (un « photo-roman » selon le générique), commentées par un narrateur unique. Le film est accompagné d'une bande-son réalisée par Trevor Duncan. Cela donne à ce récit très singulier un fort contenu poétique et sert à représenter une face de la « réalité » : les souvenirs que l'on a d'un moment de sa vie sont partiels, tronqués.

Questionnements
  • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance - la narration visuelle

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)

  • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

  • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

lundi 21 novembre 2016

« Pas l’ombre de lui-même »

Proposez un dispositif donnant à voir l'ombre de silhouettes d'objets alors même que ces objets sont absents.

En quoi la lumière ou l'ombre peuvent-elles faire sens dans une œuvre ? 

 Références artistiques possibles : 

  • Jean-Baptiste REGNAULT, L’Origine de la Peinture. 1786, à voir comme contre-exemple puisque l’ombre y représente de la façon la plus fidèle possible son modèle. 
  • Philippe RAMETTE, L’Ombre (de moi-même), 2007, installation. 
  • Tim NOBLE et Sue WEBSTER, François LORIOT et Chantal MÉLIA sont des exemples directement en lien avec l’incitation où il y a bien un décalage entre l’origine de l’ombre et celle-ci.
  • Jean-Léon GÉRÔME, Jérusalem dit aussi Golgotha, consumatum est, 1867.
  • Christian BOLTANSKI, Les Ombres, 198, installation, bougies et figurines sur équerres. L’intérêt de cette référence étant la bougie comme source lumineuse qui contribue au caractère poétique de l’œuvre. 
  • Sergueï EISENSTEIN, Ivan Le Terrible, 1945.
  • Tim BURTON, Vincent, 1982, court métrage d'animation.

Questionnements
  • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux. 
  • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
  • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

  • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)

  • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

samedi 1 octobre 2016

Métamorphose emblématique du lieu

Comment une œuvre questionne la perception et la réception d’un lieu ? 

Proposer un projet collectif ayant pour objectif de métamorphoser la perception habituel d'un lieu emblématique du collège. Votre projet d'intervention plastique, questionnera les rapports entre l'espace perçu, ressenti et l'espace construit.


Tadashi KAWAMATA, Gandamaison, Versailles, 2008


Lawrence WEINER, REDUCED, 1970, Text on wall, Dimensions variable, Collection of the Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Smithsonian Institution, Washington, DC.

Références possibles :

  • Hans HOLBEIN le Jeune, Les ambassadeurs, 1533, huile sur bois, 206 x 209 cm, Renaissance, National Gallery.
  • Marcel DUCHAMP, 16 miles of string, 1942. Exposition First paper of surrealism, New York.
  • Lawrence WEINER, Reduced, 1970, Art conceptuel. 
  • Georges ROUSSE, Anamorphose(s), juin-octobre 2013, Chapelle de la Visitation, Thonon-Les-Bains.
  • Felice VARINI, Vingt-trois disques évidés plus douze moitiés et quatre quarts, 2013, vidéo de 3 minutes de la RMN ; Extension, 2004. 
  • Tadashi KAWAMATA, Gandamaison, Versailles, 2008
  • Joseph EGAN, It’s a point of view, 2011. 
  • Chiharu SHIOTA, Infinity, 2014.

Source : site disciplinaire de l'Académie de Grenoble

Questionnements :
  • L’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.
  • Le dispositif de représentation.
  • La présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public ; l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres ; l’architecture. 
  • L’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace représenté ou construit ; l’espace et le temps comme matériaux de l’œuvre, la mobilisation des sens ; le point de vue de l’auteur et du spectateur dans ses relations à l’espace, au temps de l’œuvre, à l’inscription de son corps dans la relation à l’œuvre ou dans l’œuvre achevée.
Compétences :
  • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
  • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
  • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain.

À mettre ensemble

En quoi les objets dans leur modalité de présentation peuvent-ils modifier la perception du contexte* ?

Réaliser une mise en scène d'objets (sans valeur) qui permette de modifier la perception que l'on a d'eux.

*Contexte : Ensemble des circonstances dans lesquelles s’insère un fait, un événement. Synonymes : situation, circonstance, climat, condition, conjoncture, cours des choses, état de choses, état de fait, paysage, position, situation, tenants et aboutissants.

Assemblage : équivalent tridimensionnel du collage. Œuvre constituée d’éléments initialement distincts, souvent de natures différentes, rendus solidaires : objets ou fragments d’objets naturels ou manufacturés, formes façonnées, etc. C’est aussi le procédé qui conduit à ces œuvres.

Installation : œuvre d'art contemporain dont les éléments, de caractère plastique ou conceptuel, sont organisés dans un espace donné.

Questionnements
  • L’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; la sublimation, la citation, les effets de décontextualisation et de recontextualisation des objets dans une démarche artistique.
  • Les représentations et statuts de l’objet en art : la place de l’objet non artistique dans l’art ; l’œuvre comme objet matériel, objet d’art, objet d’étude.

Compétences

  • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
  • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique. 
  • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires. 

Références possibles

  • ERRÓ, Foodscape, 1962, peinture glycérophtalique sur toile, 200x300 cm. Modern Art Museet Stockholm
  • Tadashi KAWABATA, Chairs for Abu Dhabi, 2012. Chaises, fauteuils, sofa, bancs, tabourets et structure métallique 6x7x6 m
  • Bernard PRAS, Louis XIV, Inventaire 47, 2003, photographie d'assemblage d'objets réels issus de la consommation alimentaire
  • Tony CRAGG, Blue Horn - Axt, installation, 1982
  • Joana VASCONCELOS, Marilyn, 2011, 297x155x410 cm, Galerie des Glaces, Château de Versailles
  • Hilla et Bernd BECHER, Châteaux d'eau, photographies en noir et blanc, 1981, Musée Guggenheim, NY
  • Vik MUNIZ, Saturn Devouring One of His Sons (d'après Goya), photographie, 2006
  • Claes OLDENBURG, Giants, sculpture, 1980

Vue d'une installation de TonyCragg
Tony CRAGG, Blue Horn - Axt, 1982

Photographie de Vik Muniz
Vik MUNIZ, Saturn Devouring One of His Sons (d'après Goya), photographie, 2006

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