Mon cahier de quatrième

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dimanche 29 janvier 2017

Du temps ! Part.2

NIJUMAN NO BOREI (200000 Fantômes) de Jean-Gabriel PÉRIOT, 2007

samedi 28 janvier 2017

Du temps !

Engager votre projet en prenant en compte de cette exclamation :

Du temps !

Vous rendrez compte des étapes de votre travail et de vos questionnements par des traces écrites, par des croquis, seul ou en groupe.
  • Comment le temps apparaît-il au sein de votre production plastique ? 
  • Comment votre travail confronte-t-il le spectateur au temps ? 
  • Quel rôle le temps joue-t-il dans la perception du spectateur ?

Par un suivi régulier — dialogue et lecture des notes de recherches et l'étude de références, l'évaluation portera également sur la démarche suivie, les étapes franchies, le résultat obtenu, les savoirs acquis.

Références artistiques envisagées :

  • Sam TAYLOR-WOOD, Still Life, 2001, vidéo de 3 min 44
  • Michel GONDRY, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, 2004
  • Stanley KUBRICK, 2001, Odyssée de l'espace, 1968
  • Christian BARCLAY, The Clock, 2010
    The Clock de Christian Marclay est une œuvre audiovisuelle d’une durée de 24 heures. Son mécanisme cinématographique est réglé avec la précision d’une horloge et se métamorphose en machine à remonter le temps rythmant, minute par minute, un siècle de cinéma. Christian Marclay y orchestre des milliers d’extraits de films, puisés dans toute l’histoire du cinéma pour composer cette mécanique qui indique l’heure en temps réel, dans chacun des lieux où elle est présentée. Des comédies en noir et blanc aux séries B, des films d’avant-garde aux films à suspens, tous rendent visible le temps qui passe à travers la succession des plans d’horloges, de réveils, d’alarmes, de montres, d’actions ou de dialogues illustrant cet implacable écoulement du temps. Une histoire du cinéma, qui se confond avec notre histoire personnelle – notre horloge biologique, par le truchement du temps réel.
  • Duane MICHALS, Things are Queer (les choses sont bizarres), 1973
    Entre rêve et réalité, les petites histoires mises en scène par l’Américain Duane Michals (né en 1932) bousculent nos repères et bouleversent le regard posé sur les choses. La série Things are Queer (1973) n’échappe pas à la règle, déroulant en neuf séquences un scénario où l’irrationnel surgit de l’apparente banalité.
    Une salle de bains, froide et anonyme, sans signe particulier. La première et la dernière photographie de la série sont identiques. Nous ne verrons pourtant pas de la même manière l’ultime photographie après avoir regardé les sept intermédiaires. Le spectateur revient à son point de départ, mais après un cheminement qui n’aura cessé de brouiller ses repères, en faisant basculer l’espace et ses objets, a priori familiers, dans une autre dimension.
  • Claude MONET, La cathédrale de Rouen, 1892-94
    La série des Cathédrales de Rouen est un ensemble de 30 tableaux peints par Claude Monet représentant principalement des vues du portail occidental de la cathédrale Notre-Dame de Rouen (deux autres tableaux représentent la cour d'Albane), peintes à des angles de vues et des moments de la journée différents, réalisées de 1892 à 1894.
  • On KAWARA, Date Painting, 1992-1993
    Depuis le milieu des années 1960, l’œuvre d’On Kawara repose en grande partie sur les données biographiques de son expérience de l’espace-temps.
    Le 4 janvier 1966, On Kawara peint la première de ses Date Paintings [Peintures de date], basées sur un protocole rigoureux : un monochrome d’une couleur foncée au centre duquel est peinte en blanc la date du jour de réalisation de la toile, dans la langue du pays où l’artiste se trouve à ce moment-là. Chaque peinture est conservée dans une boîte en carton fabriquée sur mesure, et accompagnée d’une page du journal local daté du jour de sa réalisation.
  • Jean-Gabriel PÉRIOT, NIJUMAN NO BOREI (200000 Fantômes), 2007, film expérimental de 10 minutes
    Ce film composé de photographies provenant de sources hétéroclites (fonds publics, archives de la ville, photographies de particuliers, clichés que le réalisateur a lui-même réalisés sur place) parvient, à partir de fragments de mémoires individuelles, à (re)construire une mémoire collective.

Bill VIOLA, The Reflecting Pool, 1977-79, vidéo, 6 min 58

Questionnements
  • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation - la narration visuelle. 
  • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
  • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
  • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

  • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)

  • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
  • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

  • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.
  • Prendre part au débat suscité par le fait artistique.
D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

jeudi 5 janvier 2017

Nouvelle affectation

Le 20e siècle produit en masse des objets. Utilitaires, fonctionnels, ils répondent à des besoins précis, à un moment donné. Ils ont une valeur marchande et entrent dans les échanges économiques et, hors d’usage, démodés ou cassés, finissent au rebut, dans les décharges. Penser à l’objet, c’est penser au sujet : celui qui le désire, l’achète, l’utilise, le vend, le jette. C’est aussi penser à la beauté et à la laideur, à l’utile et à l’inutile.

Au CDI, plusieurs pistes de recherche, sources d'inspiration peuvent être travaillées :

  • L'objet dans la nature morte.
  • L’objet et la beauté - le design.
  • L'objet comme matériau - la récupération.
  • Le détournement.

Vous avez à proposer dans votre réalisation une réflexion (: carte heuristique, croquis, références) sur le changement de statut de l'objet, de comment un objet peut être autre chose que ce pourquoi il a été conçu.

Références artistiques possibles :

  • Marcel DUCHAMP, Porte-bouteilles, 1914 et 1964, fer galvanisé, hauteur : 64 cm, diamètre : 42 cm
  • Henri LAURENS, La bouteille de Beaune, 1918, assemblage, bois et tôle de fer polychrome 66,8x27x24 cm
  • Raoul HAUSSMAN, Tête mécanique, 1919, marotte de coiffeur, bois et divers objets 32,5x 21x20 cm
  • Meret OPPENHEIM, Ma gouvernante, 1936, métal, chaussures, fil, papier, 14x 21x33 cm
  • Daniel SPOERRI, La douche - Détrompe l'œil, 1961, robinetterie de douche fixée sur une peinture (support panneau de bois)
  • Robert RAUSCHENBERG, Oracle, 1962-1965, installation sonore – 5 éléments montés sur roulettes, tôle galvanisée, métal, verre, bois, eau et systèmes électromécaniques (batteries, postes récepteurs, poste émetteur et haut-parleurs), dimensions variables.
  • Martial RAYSSE, Soudain l'été dernier, 1963, peinture acrylique sur toile et photographie, chapeau de paille, serviette éponge. 106x227x58 cm
  • George BRECHT, Three Arrangements (Trois installations), 1962-1973, bois peint, vinyle, métal et matériaux divers selon les objets présentés
  • Christian BOLTANSKI, Les archives de Christian Boltanski, 1989, boîtes en métal, photographies, lampes, fils électriques 270x693x35,5 cm
  • Oscar TUAZON, Tire test column, 2009, béton, pneus, grillage, contreplaqué, acier 300x80x80 cm

mardi 20 décembre 2016

Guide du regard

« La composition est une opération de la peinture par laquelle, dans une œuvre, on réunit les différentes parties. » — Alberti, De pictura, 1435

La composition est l'organisation des éléments visuels à l'intérieur des limites d'une image. Elle s'envisage comme pratique et réflexion au moment de la réalisation de l'image ou comme sujet de l'analyse d'une image existante.

Les éléments visuels pris en considération pour composer l'image :

  • la forme du cadre et ses proportions ; 
  • la ligne : le chemin visuel qui permet à l'œil de se déplacer dans le tableau ; 
  • la direction : les itinéraires visuels ; 
  • la forme : un espace géométrique ou organique ; 
  • la couleur et le ton : avec leurs diverses valeurs et intensités, 
  • les lumières et ombres ; 
  • les dimensions et proportions des formes les unes avec les autres ; 
  • la perspective : l'expression de la profondeur.

Réalisez une composition photographique ayant pour objet de guider le regard du spectateur vers un élément emblématique de votre image. Vous devrez remettre vos croquis préparatoires établissant la composition de l'image.

Références possibles :

  • Piero della FRANCESCA, La Flagellation du Christ, entre 1444 et 1478, tempera sur bois de peuplier, 58,4x81,5 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino (Italie)
  • École de Fontainebleau, Gabrielle d'Estrées et une de ses sœurs, 1594-1595, huile sur panneau de chêne, 96x125 cm, Musée du Louvre, Paris
  • Diego VELÁSQUEZ, Les Ménines, 1656, huile sur toile, 318x276 cm, Musée du Prado, palais du roi Philippe VI, Madrid (Espagne)
  • Théodore GÉRICAULT, Le Radeau de la Méduse, 1818-1819, peinture à l'huile, toile sur bois, 491x716 cm, Musée du Louvre, Paris
  • Eugène DELACROIX, La Liberté guidant le peuple, 1830, peinture à l'huile, 260x325 cm, Musée du Louvre, Paris

Questionnements
  • La représentation ; images, réalité et fiction :  le dispositif de représentation - la narration visuelle 

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

  • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.

Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

  • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

lundi 19 décembre 2016

Immersion au cœur de...

« L'art vise à imprimer en nous des sentiments plutôt qu'à les exprimer. » Henri Bergson

Proposez une maquette d'un environnement* immersif et éventuellement interactif, dans lequel le spectateur serait amené à ressentir un sentiment que vous aurez au préalable choisi et défini. Votre projet détaillera les étapes de la réalisation et anticipera les difficultés éventuelles.

En quoi l’immersion et l’interaction seraient source d’une expérience esthétique singulière ? En quoi l’action ou l'interaction du spectateur dans l'œuvre modifierait la réception de celle-ci et ainsi l’expérience ?

* Environnement : espace aux dimensions souvent architecturales ayant une signification plastique, lieu d'échange entre l'œuvre et le contexte.

Références possibles :

  • Johan THURFJELL, Do you have the shine ? 2003, vidéo, 5'45
  • Veronica JANSSENS, Red, Blue & Yellow, 2001
    La pratique artistique d'Ann Veronica JANSSENS pourrait se définir comme une recherche basée sur l'expérience sensorielle. Par divers types de dispositifs (installations, projections, environnements immersifs, interventions urbaines, sculptures), Ann Veronica Janssens invite le spectateur à franchir le seuil d'un espace sensitif nouveau. Spatialisation et diffusion de lumière, rayonnement de la couleur, impulsions stroboscopiques, brouillards artificiels, surfaces réfléchissantes ou diaphanes sont autant de moyens lui permettant de révéler l'instabilité de notre perception du temps et de l'espace. Les propriétés des matériaux (brillance, légèreté, transparence, fluidité) ou les phénomènes physiques (réflexion, réfraction, perspective, équilibre, ondes) sont ici questionnés avec rigueur dans leur capacité à faire vaciller la notion même de matérialité. (source Wikipédia)
  • Maurice BENAYOUN, World skin, 1997, Cave® installation
  • Yayoi KUSAMA, Dots Obsession, 1998
  • Christa SOMMERER & Laurent MIGNONNEAU, Trans Plant, 1995
  • Char DAVIES, Osmose, 1995
    Osmose is an immersive interactive virtual-reality environment installation with 3D computer graphics and interactive 3D sound, a head-mounted display and real-time motion tracking based on breathing and balance. Osmose is a space for exploring the perceptual interplay between self and world, i.e., a place for facilitating awareness of one's own self as consciousness embodied in enveloping space.

Questionnement
  • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

  • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)

  • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
  • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

  • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.
D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

mercredi 7 décembre 2016

Signe le paysage

Laissez une trace dans le paysage. Prenez une photographie de votre intervention artistique en choisissant le point de vue et l'angle qui le mettra en valeur.

Comment l’espace naturel peut-il devenir œuvre ? (cf. Signer le paysage, académie de Grenoble)

Références possibles :

  • Richard LONG, A line made by walking, 1967, Angleterre, Land Art*
  • Michael HEIZER, Nine Nevada Depressions/Rift (Crevasse) n°1, 1968, 1500 kg de terre, 158x4,5x3 mètres
  • Denis OPPENHEIM, Annual Rings, 1968, frontière États-Unis/Canada, 45,7x60,9 m, États-Unis, 13h30, Canada, 14h30
  • Robert SMITHSON, Spiral Jetty, avril 1970, 457x4,5 mètres, Earthwork**
  • Nils UDO, Miroir, terre, eau, baies de sorbier, herbes tressées, 1999, Allemagne, photographie d'une installation éphémère

goldsworthy-screen.jpg

Andy GOLDSWORTHY, Out early morning calm (Calme au petit matin, tiges de polygonum poussées au fond du lac, forme achevée par son reflet), Derwent Water, Cumbria (Angleterre), 8 et 9 mars 1988,

Andy Goldsworthy travaille généralement en extérieur, avec des matériaux trouvés sur place. Il utilise quasi exclusivement des matériaux ou objets naturels (: neige, glace, feuilles d'arbres, tiges, galets, fleurs, etc.) pour ses œuvres et n'utilise généralement pas d'autres outils que ses propres mains et dents, des outils improvisés et éventuellement un opinel.
À l'instar de nombreux artistes du Land art, Goldsworthy considère ses œuvres, éphémères — le temps de dégradation pouvant varier de quelques secondes à plusieurs années : sculptures de glace qui ne durent qu'une saison, sculptures de sable sur une plage disparaissant à la première marée, constructions de pierre ou de métal qui ne subissent qu'une entropie naturelle.
La photographie joue un rôle crucial dans son art. Andy Goldsworthy conserve les traces de ses œuvres au moyen d'épreuves photographiques en couleur dont beaucoup sont accompagnées d'un titre sous forme de légende expliquant la genèse de l'œuvre.
Son intention n'est pas « d'apposer sa marque » sur le paysage, mais de travailler instinctivement avec lui, afin que ses créations manifestent un contact en harmonie avec le monde naturel.
« Mouvement, changement, lumière, croissance et altération sont l'âme de la nature, les énergies que j'essaie de faire passer à travers mon travail ».

(source Wikipédia)

* Land art : mouvement artistique dont les protagonistes interviennent directement sur le paysage comme matière première en y imprimant des marques souvent éphémères. L’œuvre se développe par étapes : projet, préparations, action, traces de l’action

.

** Earthwork, littéralement terrassement, est un terme anglais utilisé pour désigner une œuvre d'art créée dans la nature et dont le matériel de base est la terre. Alors que Land art désigne l'ensemble du courant artistique qui utilise la nature comme matériau, « earthworks » s'applique surtout pour les œuvres des artistes américains qui ont utilisé les déserts du sud-ouest pour lancer des projets utilisant de gros moyens techniques et laissant une trace définitive dans le paysage.

Questionnement
  • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
  • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)

  • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

mercredi 12 octobre 2016

Upgrade

Comment l'objet artistique peut-il naître de la présentation d'objets quotidiens ?

Après avoir choisi un objet usuel et l'avoir éventuellement modifié, vous proposerez un dispositif de présentation qui changera son statut de simple objet en objet artistique.

Références artistiques possibles :

  • Marcel DUCHAMP, Foutain, 1917, céramique signée R. Mutt, 61 x 36 x 48 cm, Musée d'art moderne de San Francisco
  • André KERTESZ, La fourchette, photographie, 1923
  • Joseph CORNELL, Pharmacy, 1943, bois, papier imprimé, feuilles de métal coloré, soufre, plumes, coquillage, ailes de papillon, feuille d'aluminium, fil de cuivre, fruit, eau, peinture d'or, liège, feuilles séchées et objets trouvés, 38,7 x 30,5 x 7,9 cm
  • CÉSAR, Dauphine, 1959-1970, compression de voiture de couleur rouge vermillon sur socle auto portant, tôle compressée, MAMAC, Nice
  • ARMAN, Home Sweet Home, 1960, accumulation de masques à gaz dans une boîte fermée par un plexiglas, 160 x 140,5 x 20 cm
  • Bertrand LAVIER, Mademoiselle Gauducheau, 1981, placards métalliques peints à l’acrylique, 195 x 91,5 x 50 cm
  • Tony CRAGG, Blue Bottle, 1982, matière plastique
  • Peter FISCHLI et David WEISS, The First Blush of Morning, 1984, photographie
  • Jean-Pierre RAYNAUD, Le Pot doré, 1985, polyester stratifié et acier traité recouvert de feuilles d’or, hauteur : 3,50 m et diamètre : 3,92 m, Fondation Cartier à Jouy-en-Josas
  • Patrick TOSANI, Talon réf 100-40, 1987, photographie couleur cibachrome, 216 x 120 cm

tosani-talon.jpg

Photographies de la série des Talons de Patrick Tosani au Musée de la photographie contemporaine à Milan, 2016

Objet usuel : objet de la vie quotidienne qui est d’un usage courant
Dispositif de présentation : ensemble des éléments contribuant à la l'exposition de l'œuvre, scénographie : accrochage, éclairage, socle, cartel, etc.
Piédestal : support assez élevé qui forme le socle d’une statue, d’une colonne, d’un élément décoratif.
Socle : base supportant une sculpture, une statue.
Cartel : étiquette portant l'inscription qui identifie l'œuvre.
Scénographie : art de la mise en espace, technique liée à la mise en scène.

Dans le domaine de l'art, le terme anglais ready-made fut utilisé pour la première fois par Marcel Duchamp, en janvier 19162, lors de son premier séjour à New York, pour désigner certaines de ses œuvres, réalisées depuis 1913. Cette année-là, Duchamp fixa sur un tabouret de cuisine une Roue de bicyclette, en même temps que, dans ses Notes, il exprimait ses doutes envers l'exercice de l'art au sens habituel du terme (« Peut-on faire des œuvres qui ne soient pas "d'art" ? »). En 1914, à Paris, Duchamp acheta un porte-bouteilles qu'il se contenta de signer. Cet objet est généralement considéré comme le premier véritable ready-made (Roue de bicyclette étant plutôt un assemblage).
Les ready-mades soulèvent de très nombreuses questions. Par exemple, parce qu'ils n'ont pas été réalisés par l'artiste, ils rendent problématique un certain nombre de concepts, voire de certitudes, concernant la définition de l'art et le rôle de l'artiste, et plus spécifiquement les notions d'original, de savoir-faire, de virtuosité et d'œuvre.
À partir de la fin des années 1950, certaines implications et interprétations des ready-mades ont donné une impulsion décisive à une grande partie des pratiques artistiques actuelles, qu'elles s'en réclament (comme l'art conceptuel) ou, au contraire, pour s'en défendre.
L'idée du ready-made est évidemment la principale contribution de Marcel Duchamp à l'art du xxe siècle. Il en était d'ailleurs conscient, déclarant dans un entretien en 1962 : « Je ne suis pas du tout sûr que le concept de ready-made ne soit pas vraiment l'idée la plus importante qui ressorte de mon œuvre. » Source Wikipédia

dimanche 2 octobre 2016

Anamorphose

Anamorphose
Felice VARINI, Trapèze avec deux diagonales, 1996

Anamorphose
Felice VARINI, Carré noir au Hangar à bananes à Nantes, 2013

Anamorphose
Thomas QUINN, Face Reality as it is, 2010

Construire une anamorphose (1) :
Une grille est placée sur une représentation, non déformée, pour repérer les points clefs du dessin. ABCD définissent les limites de l'image et une ligne passant par B et D servira à reproduire la gradation des carrés de la grille. Le dessin est ensuite transféré sur une grille déformée, prenant la forme d'une vue de profil dans laquelle les proportions sont très altérées, alors que les points restent en place sur la grille.

Grille déformée

La grille déformée :
L'artiste définit l'angle et la distance de vision auxquels l'image apparaît corrigée. Il prend alors la bordure de son dessin (ligne AD) et trace des lignes depuis A, D, e. f. g, h et i Jusqu'au point de fuite X qui a été décalé sur la droite de la distance de vision définie au préalable. Le point de vision (l'œil) est placé à la verticale du point de fuite : plus ces deux points sont proches, plus la distorsion est grande. Une diagonale est ensuite tracée, du point de distance à D, là où elle coupe AX. Le point B est tracé, le point C est à la verticale, sur la ligne DX. Les verticales j, k. l, m, n sont tracées sur les points d'intersection entre BD et les lignes de fuite issues de e. f. g, h, i. Le dessin du crâne est alors transféré.

(1) La perspective, coll. Passion des Arts, éd. Gallimard

OK Go - The Writing's On the Wall, http://okgo.net/wotw/

samedi 1 octobre 2016

D’ici et nulle part ailleurs

En quoi la place (point de vue) du spectateur peut-elle influer sur les conditions de la perception et de la réception de l'œuvre ?

Questionnement envisagé : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace représenté ou construit ; le point de vue de l’auteur et du spectateur dans ses relations à l’espace, au temps de l’œuvre, à l’inscription de son corps dans la relation à l’œuvre ou dans l’œuvre achevée.

Publicité Lacoste, Le Parfum, 2014
Studio graphique : H5
Anamorphose réalisée le graffeur Zoer
Musique : Embody de Sebastiande

Références artistiques possibles :

  • Hans HOLBEIN le Jeune, Les ambassadeurs, 1533, huile sur bois, 206 x 209 cm, Renaissance, National Gallery.
  • Georges ROUSSE, Anamorphose(s), juin-octobre 2013, Chapelle de la Visitation, Thonon-Les-Bains.
  • Felice VARINI, Vingt-trois disques évidés plus douze moitiés et quatre quarts, 2013, vidéo de 3 minutes de la RMN ; Extension, 2004.
  • Joseph EGAN, It’s a point of view, 2011.
  • Marcel DUCHAMP, Étant donnés : 1° la chute d'eau 2° le gaz d'éclairage… Installation, 1946-1966

Anamorphose : Image déformée d’un objet obtenue à l’aide de certains systèmes optiques comme le miroir courbe ; procédé à l’origine de la production d’une telle image.

  • Beaux-arts – Peinture, dessin qui déforme volontairement l’objet représenté et dont l’apparence initiale ne peut être retrouvée qu’en observant l’œuvre d’un certain angle ou en ayant recours à un miroir courbe.

Le diorama est un système de présentation, un mode de reconstitution par mise en situation ou mise en scène d'un modèle d'exposition (un personnage historique, fictif, un animal disparu ou encore vivant...), le faisant apparaître dans son environnement habituel. 

Diorama

Diorama de l'Amour : dans ce tableau de 1886, l'artiste Jean Aubert reconstitue une attraction diorama de l'époque du Consulat 

Diorama

Renards au Muséum Senckenberg, Francfort-sur-le-Main. Source Wikipédia

mercredi 4 mai 2016

Revue

Un magazine réalisé par vous qui s'approprie et détourne les codes médiatiques, culturels et esthétiques des magazines féminins pour mettre au jour les stéréotypes et préjugés à l'œuvre au sein des industries de la mode et de la publicité, et explorer par là-même les fantasmes de la société.
Quelle est votre marge de manœuvre esthétique ? Quelle est votre degré d'aliénation face aux modèles qui s'imposent à travers les médias ?

Vous proposerez la maquette de la couverture en piratant les photographies publicitaires et en interrogeant les représentations de la culture populaire des apparences.

Nicole Tran Ba Vang
Artiste plasticienne d'origine vietnamienne, Nicole Tran Ba Vang s'est d'abord imposée dans le paysage de la photographie française contemporaine. Issue de la mode, l'artiste joue avec les codes et les mécanismes de ce domaine qu'elle connaît bien, tout en reprenant son langage visuel.
Ses images interrogent avec un certain humour le culte de l'apparence et ce qu'il dévoile de nos préoccupations identitaires. 

Source : site de l'artiste

nicole-tran-ba-vang-revue.jpg

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