Mon cahier de cinquième

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mardi 6 juin 2017

« Un endroit comme une révélation » - Invader

Après avoir choisi un endroit singulier du collège, vous proposerez un projet de réalisation de mosaïque* pour ce lieu. Vous le présenterez sous la forme d'un diaporama intégrant vos croquis, photomontages ou photographies de votre maquette.

* Mosaïque

 Composées de petits morceaux de verre ou de pierre (les tesselles) fixés dans du ciment ou du plâtre, les mosaïques existent au moins depuis le VIII siècle avant J.-C.
D'abord apparu dans l'Antiquité - au Proche-Orient et en Grèce sous forme d'images et de motifs complexes sur le sol et les murs, la mosaïque a été développée par les artistes byzantins avant de céder la place à la fresque (à la Renaissance) puis à la peinture à huile.
Les plus anciennes mosaïques connues se composaient de galets, remplacés ensuite par de minuscules cubes, ou tesselles, en pierre ou en verre disposés de manière à créer des motifs parfois complexes.
Entre le premier siècle avant J.-C. et le troisième siècle de notre ère, les sols grecs et romains ont été décorés de mosaïque - souvent en pierre calcaire ou en marbre - formant des motifs. Quand le christianisme devient la religion des Romains, les mosaïques gagnent les murs des églises ; faites de tesselles en verre, elles brillaient à la lueur des cierges. Entre 402 et 476, de somptueuses mosaïques sont ainsi créées à Ravenne, qui est alors la capitale de l'Empire romain d'Occident. Elles symbolisent la puissance du christianisme. Depuis, l'Histoire de l’art a connu des périodes de résurgence de la mosaïque, notamment avec l’Art nouveau.

cave-canem.jpg
Cave Canem, mosaïque, vestibule de la maison du poète, Pompéï

Pixel art

Le pixel art désigne une composition numérique qui utilise une définition d'écran basse et un nombre de couleurs limité (même si cette double limitation n'est rigoureuse qu'historiquement parlant).
De fait, le matériau de base du pixel art est la représentation plastique du pixel (contraction anglophone de picture element : élément d'image). C'est-à-dire une surface plus ou moins carrée et colorée, comme composante élémentaire de toute création de pixel art.
Ces contraintes de moyens minimalistes imposent une stylisation, au cœur d'une recherche esthétique où chaque pixel a son importance. Ainsi, créer une œuvre où les pixels seraient simplement discernables les uns des autres, n'est pas une condition suffisante pour en faire du pixel art. (source Wikipédia)

invader-ny.jpg
Mosaïque d'Invader à New York

Invader est un artiste de rue français, né en 1969. 
Il est diplômé de l'École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris. 
Depuis plus de 20 ans, l'artiste installe des Space Invaders réalisés en carrelage ou en petits carreaux de mosaïques sur les murs des grandes métropoles internationales, et ce jusque dans l’espace.
Son pseudonyme et l'esthétique de ses œuvres sont inspirés d'un jeu vidéo de 1978 appelé Space Invaders.

http://www.space-invaders.com/home/

Autres références : 

  • Playtime, Lars Arrhenius, aménagement d'une station de métro, Stockholm, 2008
  • Digital Orca, Douglas Coupland, Vancouver, 2011 - Douglas Coupland est par ailleurs l’inventeur de l’expression « Generation X », au travers de son roman, qui mettait déjà en exergue la perte de repères et la saturation des médias dont était victime sa génération, ceux là même qui avaient entre 10 et 15 ans dans les années 1980 Installation interactive 
  • Wooden Mirror, Daniel Rozin, 2003

lundi 1 mai 2017

À table ! Une œuvre « à manger »

Proposez une réalisation plastique bi ou tridimensionnelle qui suscitera chez le spectateur l'appétit.

  • La fiche accompagnant votre réalisation comportera obligatoirement une carte heuristique analysant la proposition - À table ! Une œuvre « à manger », un croquis couleur et une phrase d'explication. 

Questions : Comment une réalisation plastique peut-elle suggérer la nourriture ou le désir de nourriture ? Par quels moyens plastiques peut-on créer une réalisation « à manger » ?

Références artistiques possibles :

  • Peter CLAESZ, Nature morte à la tourte avec une dinde, 1627, huile sur bois, 75x132 cm, Rijksmuseum, Amsterdam
  • Claes OLDENBURG, Pastry Case I, 1961-1962, sculptures en plâtre peint, assiettes, plats et coupes, vitrine, 52,7x76,5x37,3 cm, MoMA, NY
  • Daniel SPOERRI, Le repas hongrois (tableaux-pièges, le restaurant de la galerie J. Paris), mars 1963, métal, verre, porcelaine, tissu sur aggloméré peint, 103x205x33 cm, 114 kg, Galerie J. 8, rue Montfaucon, Paris VI
  • Jannis KOUNELLIS, Senza titolo (Sans titre), 1969, acier, café moulu, 254x12x37 cm, série de 10 pesons en acier suspendus les uns aux autres et chargés de café moulu, Centre Pompidou, Paris
  • Gordon MATTA-CLARK, Food, 1971-1973, restaurant-coopératif, Soho, NY
  • Irving PENN, Frozen Foods with String Beans, 1977, photographie, NY
  • Vik MUNIZ, Action Photo, after Hans Namath (Pictures Of Chocolate), 1997, épreuve chromogénique, MoMA, NY
  • Rirkrit TIRAVANIJA, Soup/No Soup, événement public, avril 2012, Palais de Tokyo

Photographie de N Lesueur

Natacha LESUEUR, Sans titre, 2006, épreuve ilfochrome, 49x59 cm

Photographie de W Cotton

Will COTTON, Modern Times, 2015, huile sur toile, 152x243 cm
Questionnements
  • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance
  • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les représentations et statuts de l’objet en art
Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

  • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
  • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)

  • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
  • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
  • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

vendredi 21 avril 2017

Manipulation numérique

Affirmez l'essence digitale d'une photographie numérique en usant de toutes les opérations informatiques qui vous sembleront nécessaires. 

GLITCH : Un glitch est une défaillance électronique ou électrique qui correspond à une fluctuation dans les circuits électroniques ou à une coupure de courant (une interruption dans l'alimentation électrique), ce qui entraîne un dysfonctionnement du matériel informatique (hardware) et occasionne à son tour des répercussions sur les logiciels (software).
Le glitch art est l'esthétisation d'erreurs analogiques ou numériques, comme des artéfacts ou des bugs, par corruption de code ou de données ou manipulations d'appareils électroniques.
PIXEL : Le pixel (souvent abrégé px) est l'unité de base permettant de mesurer la définition d'une image numérique matricielle. Son nom provient de la locution anglaise picture element, qui signifie « élément d'image ».
JPEG (acronyme de Joint Photographic Experts Group) est une norme qui définit le format d'enregistrement et l'algorithme de décodage pour une représentation numérique compressée d'une image fixe.
(source Wikipédia)

En quoi la retouche numérique change-t-elle la photographie ? Quelle est la nature de l'image digitale ? 

Références artistiques possibles :

  • Nancy BURSON, Second Beauty Composites (: Jane Fonda, Jacqueline Bisset, Diane Keaton, Brooke Shields, Meryl Streep), 1982
  • AZIZ+CUCHER, Rick (série Dystopia), 1994, C-Print, 127x101,6 cm
  • SHREDDER 1.0
    En 1998, Mark Nappier crée un logiciel en ligne qui détruit (shred en anglais signifie déchiqueter, comme les machines à réduire en lanières les documents officiels) des pages web que l’on lui soumet. Affichant par couche les éléments mélangés, code source et images, textes, la page devient une version déformée "à la minute" de la page originale. 
    → Shredder
  • Andreas GURSKY, 99 Cent, 1999, 207x337 cm, épreuve chromogène
  • Friederike VAN LAWICK et Hans MÜLLER, Apollo from Olympia, 1999, photographie numérique contre-collée sur aluminium, 80x59 cm
  • Thomas RUFF, JPegs, 2004, C-print. 246x188 cm
  • Charlie WHITE, Champion, 2006, C-print, 126x110 cm
  • Desiree DOLRON, Xteriors XIII, 2001-2006, épreuve chromogène sur papier montée sur aluminium, 80x62 cm
  • JODI
    Le couple d’artistes belgo-hollandais Jodi (Joan Heemskerk et Dirk Paesmans), pionniers du net art, ont commencé par la production d’interface anti-ergonomiques, low-tech, sale et moche. La homepage changeante de leur site fait tout ce qu’il est possible de mauvais code pour votre navigateur : réduction de page, popups en chaine, lettres illisibles, etc.
    En 2006, ils participent à la Documenta avec "maxpaynecheatonly", une installation vidéo réalisée à partir du jeu "Max Payne", qu’il ont chargé d'erreurs 3D diverses, les mêmes que celle que l’on peut voir en jouant sur des jeux buggés, sauf qu’ici la vidéo n’est que bug. Un montage anarchique achève l'idée de faire de cette vidéo une expérience impossible.
  • SYSTAIME 
    De son vrai nom Michaël Borras, Systaime est un plasticien contemporain français qui travaille avec les possibilités de remix des bugs et autres glitches → systaime.com.

Desiree DOLRON, XTERIORS-XIII

Desiree DOLRON, Xteriors XIII, 2001-2006, épreuve chromogène sur papier montée sur aluminium, 80x62 cm

SYSTAIME

SYSTAIME | FRENCH TRASH TOUCH 2017, www.systaime.com

Questionnements
  • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance - la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique. 
  • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports).
Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
  • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)

  • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
  • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

  • Prendre part au débat suscité par le fait artistique.
D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

mardi 7 mars 2017

De l’idée dans l’image

Proposez le projet d'une œuvre tridimensionnelle utilisant « Le poids des mots, le choc de l'image » (cf. slogan de Paris Match). Effectuez sur votre temps libre au CDI des recherches sur les artistes qui utilisent le texte, le langage dans leurs œuvres. 

Vous réaliserez des croquis accompagnés au choix d'une maquette (papier, carton, etc.) ou d'un photomontage ou d'une maquette modélisée en 3D.

Vocabulaire :

  • Environnement : transposition de l'espace scénique du tableau à celui de la réalité.
  • In situ : œuvre réalisée sur place.
  • Installation : environnement-cadre des actions, happenings et performances ; lieu de réflexion sur le "cadre " où l'art se manifeste.

Objectif : Distinguer la représentation d'une chose concrète et celle d'une idée.

En quoi la représentation d'une idée se distingue-t-elle de celle d'une chose concrète ?

Références possibles :

  • Eugène DELACROIX, La Liberté guidant le peuple, 1830, huile sur toile, 260x325 cm, Musée du Louvre
  • René MAGRITTE, La Trahison des images, 1929, huile sur toile, 59x65 cm
  • Joseph KOSUTH, One and Three Chairs, 1965, chaise en bois, photographie de la chaise et agrandissement photographique de la définition du mot "chaise" dans le dictionnaire, 118x271x44 cm
  • BEN, Je peut tout me permettre, 1971, acrylique sur toile, 97x130 cm
  • Barbara KRUGER, You Are Not Yourself, 1982, photo collage, 182,9x121,9 cm
  • Christian ROBERT-TISSOT, Écran total, 1998, acrylique sur bois, métal, 311x730x11 cm

Questionnements
  • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance - la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
  • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.
Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
  • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

  • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)

  • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
  • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

  • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

Écran total, Christian Robert-Tissot

Christian ROBERT-TISSOT, Écran total, 1998, acrylique sur bois, métal, 311x730x11 cm

Barbara Kruger à la galerie M Boone NY

Barbara KRUGER, Untitled, installation à la galerie Mary Boone Gallery, New York, Janvier 1991

mardi 7 février 2017

D'ici

Proposez le projet d'une peinture murale d'un mot, de telle façon à ce qu'il apparaît de manière différente ou n'apparaît pas du tout suivant la distance et l'angle de vue avec lesquels le spectateur tente de le lire. Le mot créera un sens tout particulier de par sa signification et le choix du lieu de l'anamorphose. 

Anamorphose oblique : les anamorphoses avec un angle de vue oblique furent les premières anamorphoses créées à la fin du 15ème siècle. L’anamorphose peut être considérée comme une dérive des travaux sur la perspective de Piero della Francesca.

Grille déformée
(cf. Les Ambassadeurs d'Hans Holbein)

modele-anamorphose.jpg

① Point de fuite, point décalé sur la droite de la distance de vision définie au préalable.
② Point de vision (œil) est placé à la verticale du point de fuite : plus ces deux points sont proches, plus la distorsion est grande.

Remarque : plus la distance de vision est grande, plus l’anamorphose est étirée ; le spectateur doit donc s'éloigner pour voir apparaître l’image non déformée.

Objectifs : 

  • faire découvrir aux élèves certaines lois simples de l’optique ;
  • sensibiliser les élèves aux questions de la présentation et de la réception d'une œuvre en regard du lieu où elle est exposée/ installée.

Comment une réalisation plastique peut-elle modifier la perception d’un espace ? En quoi la place du spectateur peut-elle influer sur les conditions de la perception et de la réception de l'œuvre ?

Anamorphose : image déformée d’un objet obtenue à l’aide de certains systèmes optiques comme le miroir courbe ; procédé à l’origine de la production d’une telle image. Peinture, dessin qui déforme volontairement l’objet représenté et dont l’apparence initiale ne peut être retrouvée qu’en observant l’œuvre d’un certain angle ou en ayant recours à un miroir courbe.

  • Hans HOLBEIN, Les Ambassadeurs, huile sur panneau de chêne de 207x209,5 cm, 1533
  • Tjeerd ALKEMA, 1 mètre cube (Polyèdre anamorphique), contreplaqué, acier, polyester, acrylique, 120x143x275 cm, 1998 - 2010
  • Christian ROBERT-TISSOT, VOID, 100x580 cm, 2005
  • Felice VARINI, Cinq ellipses, Metz, 2009
  • RERO, ESCAPE - Salton Sea, 2013 ou DEGAGE, 81 rue Chevaleret, Paris, 2011

Georges Rousse - Reims

Georges ROUSSE, Icône, Reims 2008

vendredi 6 janvier 2017

Nature morte contemporaine

« Qu’est-ce qu’une nature morte ? »

  • En îlot et en utilisant les tablettes, recherchez des informations et des exemples définissant la nature morte.
  • Mettez mise en commun vos recherches sous la forme d'une carte mentale. 

« Qu’est-ce qu’une nature morte contemporaine ? »

  • Élaborez un projet personnel d'une « nature morte contemporaine » sous la forme de croquis.
  • Réalisez-le en deux ou trois dimensions, le choix de la technique est libre.

Comment les objets peuvent-ils nous représenter ? Quelle symbolique accorde-t-on aux objets ? Quelle interprétation donner aux objets représentés dans les œuvres picturales ? 

Références possibles :

  • Jean-Baptiste Siméon CHARDIN : Raisins et grenades, 1763, huile sur toile, 57x47 cm. Musée du Louvre, Paris. 
  • Édouard MANET : Anguille et rouget, 1864, huile sur toile, 38x46,5 cm. Musée d’Orsay, Paris.
  • Daniel SPOERRI : Mettre le paquet II, 1965, objets divers collés sur panneau de bois, 123x123 cm, dépôt FNAC. Musée d’Art moderne de Saint-Étienne Métropole. 
  • Allan Mc COLLUM : Perfect vehicles, 1988, installation de 30 pots de 50x22x22 cm, acrylique sur plâtre. Musée de Grenoble. 
  • Fabrice HYBERT : Les Fondations, 1992, peinture réfléchissante et fusain sur toile, ballons, boîte en carton avec dés à jouer, cartes postales, livres, fac-similé, chapeau de paille, 320x400 cm. FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur.
  • Sam TAYLOR-WOOD, Still Life, 2001, vidéo, 3min44.

Questionnements
  • La représentation ; images, réalité et fiction : l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation. 
  • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les représentations et statuts de l’objet en art.

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

  • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
  • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)

  • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
  • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

  • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
  • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

mercredi 30 novembre 2016

Carnet de voyage - Livre-objet

Un livre-objet est un produit complexe dans lequel interviennent à la fois des éléments d'ordre textuel et/ou typographique et des éléments d'ordre artistique, le tout prenant l'apparence d'un objet qui se réfère au livre. Plus qu'un simple livre, lequel, dans sa forme courante, est principalement destiné à être lu et n'est conçu que par l'éditeur selon un processus industriel fixé par l'imprimeur, le livre-objet, édité à quelques exemplaires, peut être vu à la fois comme une œuvre d'art, un multiple, une sculpture convoquant différents matériaux dont le papier, mais aussi, comme un livre total parfois inclassable, surprenant voire déroutant dans la mesure où il cristallise la vision singulière d'un auteur et d'un éditeur. (source Wikipédia)

Proposez une mise en forme plastique d'un carnet de voyage (éventuellement narratif), poétique, s'inscrivant dans une démarche artistique contemporaine se référant au livre-objet (au livre d'artiste). Vous vous questionnerez à cette occasion sur : comment la matière d'un support peut-elle intervenir dans l'interprétation d'un travail plastique ? 

Cette proposition permet de travailler la cohérence plastique dans l'utilisation des matériaux ; elle permet d’étudier les processus séquentiels fixes et mobiles à l’œuvre dans la bande dessinée, le roman-photo, le cinéma, la vidéo.

Déroulé des 3 séances de la séquence :

  1. Écrire votre projet : intention, descriptif, schéma, échantillons, 1ers essais : charte colorée, typographie, etc. Utiliser pour cela les notes écrites en cours de français dans le cadre de l'EPI, dessiner si besoin une carte mentale.
  2. Fabriquer les feuilles nécessaires à la réalisation de votre livre-objet, réaliser votre projet puis relier les pages. 
  3. Faire le point : décrire le travail en utilisant un vocabulaire adéquat. 
  4. À la dernière séance, présenter le plus pertinemment possible le travail ( : accrochage, installation, performance, etc.) et l’expliquer.

Références artistiques envisagées :

  • Eugène DELACROIX, les carnets du Maroc, 1832, Musée du Louvre, Département des Arts graphiques
  • Kurt SCHWITTERS, double page du livre noir n°6 (Schwarzes Notizbuch VI), 1921-1923
  • Marcel DUCHAMP, Prière de toucher, 1947 
  • Jacques VILLEGLÉ , Rue Jacob 1er décembre 1961
  • William S. BURROUGHS and Brion GYSIN, Untitled (Primrose Path, the Third Mind, p.12), 1965
  • Shinzo OHTAKE, Scrapbook #42 et #43, 1985 

burroughs-takingshots.jpg 

 Taking Shots: The Photography of William S. Burroughs

dimanche 30 octobre 2016

Falsification

Falsification : modification volontairement (quelque chose) de façon à tromper ; reproduction d’une œuvre de façon différente. Utilisation du nom de ou imitation (d'un auteur).

Réalisez une série d'images fixes ou une très courte vidéo reproduisant un fait puis proposez une présentation de ces photographies ou vidéo où la trace du fait se présentera comme œuvre.

Comment les images fixes ou filmiques par un travail de fabrication et de faux-semblant peuvent acquérir un caractère documentaire (parfois subversif) ?

Références possibles : 

  • Christian BOLTANSKI, Monument Odessa, 1989, installation (boîtes à biscuits en métal, photographies et lampes), 350x230x22 cm
  • Joan FONTCUBERTA, Felix Penatus, squelette du félin ailé ; vestiges osseux découverts en 1932 dans une caverne du Grand Atlas, Maroc, tirage gélatino-argentique viré au sélénium ; série Fauna, 1985-1989
  • Sherrie LEVINE, After Matisse, 1985 Gouache sur papier, 35x28 cm Collection FRAC Poitou-Charentes, France
  • Pierre HUGUES, The Third Memory, 1999, 2 vidéoprojecteurs, 1 synchronisateur, 4 enceintes, 1 moniteur , 2 bandes vidéo, 16/9ème, PAL, couleur, son stéréo (angl) 9’46, 1 bande vidéo, Pal, 4/3, 22′ et articles de journaux et fluos. Collection Centre Georges Pompidou, Paris (France)
  • Guillaume BIJL, James Ensor in Oostende, 2000, vidéo noir et blanc, 4 min 55’’ collection S.M.A.K. Belgique 
  • Philippe RAMETTE, Balcon II (Hong-Kong), 2001, photographie couleur, 150x120 cm collection Frac Champagne-Ardenne, Reims
  • Joan FONTCUBERTA, Sirène de Tormes, près de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), tirage chromogénique, 2006, série Sirènes (hydropithèques), 2003-2013

guillaume-bijl.jpg
Guillaume BIJL, andata . ritorno, photographie de l'installation au 37 de la rue du Stand, Genève, Suisse, 1985

Sujets et notions éventuellement abordées :

  • Analogie : l'analogie décrit un rapport de ressemblance entre deux choses ou deux situations. Des points communs existent qui sont facilement reconnaissables et identifiables.
  • Mise en scène : Terme appartenant au monde du théâtre et décrivant l’organisation matérielle de la représentation (décors, places et déplacements des acteurs avec définition des rôles) dont l’usage s’est étendu au cinéma et à certaines formes artistiques contemporaines relevant du champ des arts plastiques.
  • Narration : la forme narrative se retrouve dans tous les supports utilisés par les arts plastiques. Empruntées au cinéma, au théâtre à la danse et à la littérature (identité, rôle, situation du narrateur) des formes diversifiées de narration existent ; l'impulsion narrative d'une oeuvre est inhérente à sa structure et donc aux images qu'elle présente et qu'elle induit.
  • Représentation : manière de faire apparaître certaines choses qui existent dans la réalité ou appartiennent au domaine de l’imagination, de les reproduire, de les figurer, en deux ou trois dimensions. La notion de représentation est traversée par celle de la mimesis et a fortiori, dans le champ de la photographie, par la question de la transparence du médium et plus généralement celle de la vérité.
  • Simulacre : 1. Image, idole. 2. littérature. Apparence sensible qui se donne pour une réalité - fantôme, illusion, semblant. Un simulacre de procès - parodie. 3. Objet qui en imite un autre (Petit Robert).
  • Trompe-l’œil : 1. Peinture visant essentiellement à créer, par des artifices de perspective, l’illusion d’objets réels en relief. 2. Apparence trompeuse, chose qui fait illusion.

mercredi 19 octobre 2016

Au loin s’en vont les couleurs

Proposez une réalisation bi ou tridimensionnelle qui changerez ou perturberez notre perception de l'espace. Autrement dit, comment l’utilisation de la couleur changent les repères visuels et spatiaux ?

  • Caspar David FRIEDRICH, La Mer de glace ou le Naufrage (Das Eismeer), 1823-1824, huile sur toile, 96,7×126,9 cm, Kunsthalle, Hambourg
  • Yves KLEIN, IKB3, Monochrome bleu, 1960, pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois, 199x153 cm, Centre Pompidou, Paris
    Cartel développé du Musée national d’art moderne, rédigé dans le cadre du nouvel accrochage des collections modernes :
    Depuis les premiers tableaux monochromes d’un bleu outremer breveté « IKB » (« International Klein Blue »), datant de la seconde moitié des années 1950, l’œuvre d’Yves Klein obéit à une même conception. Pour lui, le rôle de l’artiste est de saisir la beauté partout où elle se loge, pour la révéler aux autres hommes. Comme ici avec ce tableau de grand format IKB 3, le bleu est pour l’artiste chargé de sensibilité et propice au passage du matériel à l’immatériel : « Toutes les couleurs amènent des associations d’idées concrètes, matérielles et tangibles, tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu’il y a de plus abstrait dans la nature tangible et visible. »
  • Victor VASARELY, Isso-22, 1969, acrylique sur toile, 231,5x200 cm.
  • Ellsworth KELLY, Two Panels: Blue-Yellow, 1970, acrylique sur toile, 79x427,2 cm.
  • Josef ALBERS, Homage to the Square (Hommage au carré), série d'œuvres réalisées à partir de 1949 jusqu'en 1976. Quel que soit le support, chaque œuvre obéit à une formule invariable : un format carré (de 40,6 cm à 122 cm de côté) comportant trois ou quatre carrés imbriqués, de couleur unie. Le plus grand carré occupe toute la surface ; les carrés suivants (s'ils sont présents) n'en recouvrent que 80%, 60% et 40%. Ils sont centrés horizontalement, mais décalés verticalement vers le bas de l'œuvre. Leur disposition est reprise à l'identique pour toute la série.
  • Gerhard RICHTER, Vitrail de la cathédrale de Cologne, 2007.
  • Anis KAPOOR, Leviathan, sculpture monumentale/ installation, 35 m de haut, 100 m de long, 72000 m3, environ 12 tonnes, Grand Palais, Monumenta 2011, Paris

Sujets et vocabulaire abordés :

  • La perspective atmosphérique est une technique principalement picturale qui consiste à marquer la profondeur de plans successifs en leur donnant progressivement (du proche au lointain) la couleur de l'atmosphère, du ciel.
    Elle est différente du sfumato qui adoucit les contours des lointains (ou même des corps des personnages des premiers plans).
  • Abstraction géométrique : tendance de l’art abstrait qui expérimente la force de la ligne, des figures géométriques et de la couleur. Le concept d'art abstrait commença a être théorisé par ses pionniers au début du XXème siècle : Frantisek Kuapka, Vassily Kandinsky, Kasimir Malevitch et Piet Mondrian. 
  • Abstraction lyrique : la liberté plastique de l'expression gestuelle et émotionnelle, se manifeste par des procédés alliant projection linéaire, taches ou brossage plus ou moins amples de la couleur sur la toile.
  • Aplat : surface ou plage dont l’unique teinte est appliquée de façon uniforme, surface unie, dépourvue de trame ou de trait.
  • Monochrome : qui est d'une seule couleur.
  • Nuance : la nuance d'une couleur résulte du mélange de cette couleur avec une faible quantité de ses voisines du cercle chromatique.
  • Teinte : synonyme de couleur, la teinte est la qualité qui distingue une couleur d'une autre. C'est ce qui permet de différencier le bleu du jaune, par exemple. 
  • Valeur : degré de clair ou d'obscur, de lumière ou d'ombre (variant entre le blanc et le noir), abstraction faite des couleurs.

samedi 1 octobre 2016

L’espace dans tous les sens

Vous rechercherez dans votre réalisation à induire une sensation d’avancée/ recul ou de proximité/ éloignement sans avoir recours au système perspectif. 

Comment représenter l’espace tridimensionnel sur une surface bidimensionnelle ?

Références possibles :

  • Piero della FRANCESCA, la Flagellation du Christ, 1455–1460, 58,4×81,5 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino
  • Paul VÉRONÈSE, Villa Barbaro, 1560-1561 - fresques de la Sala a Crociera, décor en trompe-l’œil du mur nord du croisillon oriental
  • Paul CÉZANNE, Route devant la Montagne Sainte-Victoire, 1898-1902, 78x99 cm, Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg
  • Georges BRAQUE, Le Viaduc à L'Estaque, 1908, 72,5x59 cm, Musée National d’Art Moderne, Paris
  • David HOCKNEY, Place Furstenberg. Paris, collage photographique, 88,9x80 cm, 7,8 et 9 août 1985
  • ART & LANGUAGE, Index (Incident dans un musée Francisco Sabaté), 1986, acrylique sur toile 173,5x270,2 cm
  • Georges ROUSSE, Sargadelos, 2001, photographie (cf. anamorphose)

Vocabulaire :

Trompe-l'œil : image exécutée de façon à créer une impression de relief en jouant avec la perspective, apparence trompeuse.

Perspective : art de représenter, sur une surface plane, des objets tridimensionnels tels qu’ils apparaissent vus à distance et dans une position donnée.
L'effet de profondeur obtenu dans les œuvres graphiques et picturales se veut coïncider avec la perception visuelle qu'en aurait un observateur en un point donné. D'intuition, de moyen technique, la perspective devient progressivement rigueur mathématique. Retenons notamment  : 

  • la perspective atmosphérique qui consiste à marquer la profondeur de plans successifs en leur donnant progressivement (du proche au lointain) la couleur de l'atmosphère, du ciel ; 
  • la perspective axonométrique dont les lignes de fuite sont parallèles (perspective utilisée en architecture ou en dessin industriel et dans l'art oriental) ; 
  • la perspective conique dont les lignes de fuite convergent en un point situé sur la ligne d'horizon. Les premiers traités de perspective s'inspirent de la perspective géométrique inventée par Brunelleschi, théorisée par Alberti et relayés, notamment, par celui de Piero della Francesca (De prospectiva pingendi, vers 1490).

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