samedi 28 janvier 2017

Noir sur noir

Vous mettrez en évidence, dans une production personnelle, les qualités plastiques des matériaux et de la couleur noirs. Pour cela, vous utiliserez les supports et matériaux apportés (ou trouvés dans la réserve) dans un assemblage ou un collage ou un dispositif qui reste à créer.

Lors des verbalisations, les élèves ont précisé qu'ils avaient dû faire attention :

  • à la lumière, 
  • à la matité et à la brillance,
  • à l'opacité et à la transparence des matériaux.

Monochrome : qui ne comporte qu'une seule couleur. Le monochrome fait partie de ces pratiques qui ont remis en cause les manières traditionnelles d’envisager la création. Vide de représentation et de forme, il est riche de toutes les intentions.
Malevitch le conçoit comme un passage vers l’infini, Rodtchenko peint une surface matérielle et vide, Newman et Rothko en font un grand champ coloré pour s’ouvrir à une expérience intérieure. Pour Ad Reinhardt, il est l’ultime peinture et pour Ryman ce qui lui permet de mesurer les effets de chaque matériau et support...
(source Centre Pompidou)

En quoi le choix de la matière influe le ressenti de la couleur ?
Références artistiques possibles :

  • Kasimir MALEVITCH, Carré noir, 1923-1930, huile sur plâtre, 36,7x36,7x9,2 cm
  • Ad REINHARDT, Ultimate Painting n° 6, 1960, huile sur toile, 153x153 cm
  • Yves KLEIN, IKB 3, monochrome bleu sans titre, 1960, pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois, 199x153 cm
  • Bernar VENET, Tas de charbon, 1963, sculpture sans dimensions spécifiques
  • Mark ROTHKO, Untitled (Black, Red over Black on Red), 1964, huile sur toile, 205x193 cm
  • Pierre SOULAGES, Peinture 202x453 cm 29 juin 1979, diptyque, huile sur toile
  • Robert RYMAN, Chapter, 1981, huile sur toile de lin, 4 attaches métalliques, 223,5x213,5 cm
  • Allan McCollum, Plaster Surrogates, 1985, 20 éléments en céramique à froid sur plâtre, 51,2x40,9x4,5cm

Louise Nevelson

Louise NEVELSON, Shadow & Reflection I, 1966, bois noir, 274x433x65 cm

dimanche 22 janvier 2017

Carte heuristique

Au début des années 70, Tony Buzan, un psychologue britannique, à la suite de ses recherches sur l’apprentissage et le cerveau humain, crée une méthode d’organisation des idées : le schéma heuristique, encore appelé mind map ou carte mentale. Cette carte est un graphique représentant des idées, des tâches, des mots clés, des concepts liés entre eux autour d’un sujet central. Il s’agit d’une représentation non linéaire permettant d’organiser ses idées de façon plus intuitive autour d’un thème d'étude.

La carte heuristique permet : 

  • de faire simultanément travailler l'imagination et la logique,
  • de comprendre plus rapidement une situation, de clarifier un problème complexe,
  • d’établir des liens entre des idées,
  • de capter promptement des informations par l'ajout de couleurs, de visuels,
  • de mémoriser et de restituer l'information,
  • de travailler en équipe à l'aide d'un support compris par tous. 

Une carte mentale est en constante évolution. Sa structure peut à chaque instant être réaménagée et/ou enrichie de nouvelles idées qui viennent constamment à l'esprit.

Mind mapping

Avec le numérique de nouvelles possibilités et de nombreux avantages s'offrent à nous :

  • prise en main intuitive et rapide,
  • modification facile,
  • couleurs et polices variées,
  • bibliothèque d'images,
  • insertion de lien hypertexte facilitant l'accès à des ressources en ligne,
  • travail collaboratif en ligne.

Quelques logiciels de création de cartes mentales :

  • Freemind : http://freemind.sourceforge.net/wiki/
  • Xmind : http://www.xmind.net
/en ligne /
  • Framindmap : http://framindmap.org
  • Mindomo : http://www.mindomo.com/fr
  • Bubbl.us : https://bubbl.us
/sur tablette /
  • SimpleMind
  • iThoughts

Performances

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Rebecca HORN, Pencil Mask, 1972, lanières de cuir, métal et crayons

Fixé autour du visage, ce masque transforme la tête du porteur en instrument de dessin. Rebecca Horn en parle ainsi :
« Tous les crayons ont environ deux pouces de long et reproduisent le profil de mon visage en trois dimensions... Je bouge mon corps de gauche à droite devant un mur blanc. Les crayons font des marques sur le mur, l'image correspond au rythme de mes mouvements. »
Les crayons font de l'œuvre de Rebecca Horn, une œuvre menaçante. Cependant, ce masque est lié aux masques de plume de l'artiste - plumes qui ont également été une fois employées pour écrire.

heather_hansen.jpg

Heather HANSEN, Live Performance at Ochi Gallery - The Value of a Line - group show. Dec. 31, 2013

Utiliser son corps pour dessiner tel est l'approche de ses deux artistes américains : Heather HANSEN et de Tony ORRICO.

Heather Hansen passionnée de danse chorégraphie ses dessins, série de motifs géométriques et symétriques dont les longues trainées de fusain sur le papier résultent d’un enregistrement permanent de ses mouvements physiques. 

→ site : http://www.heatherhansen.net
→ vidéos : https://vimeo.com/hhansen

Quant à l'artiste Tony Orrico avec sa série Penwald Drawings, il se sert de son corps comme une forme de mesure. Effectuant une série de mouvements avec ses bras tendus créant ainsi des formes et des œuvres géométriques uniques tout en mettant l’accent sur une plus grande notion d’équilibre tout au long de la durée de ses dessins.

→ site : http://tonyorrico.com
→ vidéos : http://tonyorrico.com/penwald-drawings/archive/

dimanche 8 janvier 2017

Sten & Lex

Extrait de l'émission Tracks - Collagists, Sten & Lex
Arte - http://tracks.arte.tv/fr

Rue de Bretagne, Paris, Sten Lex, 2012

Rue de Bretagne, Paris, de Sten Lex, pochoir lacéré, 2012

vendredi 6 janvier 2017

Nature morte contemporaine

« Qu’est-ce qu’une nature morte ? »

  • En îlot et en utilisant les tablettes, recherchez des informations et des exemples définissant la nature morte.
  • Mettez mise en commun vos recherches sous la forme d'une carte mentale. 

« Qu’est-ce qu’une nature morte contemporaine ? »

  • Élaborez un projet personnel d'une « nature morte contemporaine » sous la forme de croquis.
  • Réalisez-le en deux ou trois dimensions, le choix de la technique est libre.

Comment les objets peuvent-ils nous représenter ? Quelle symbolique accorde-t-on aux objets ? Quelle interprétation donner aux objets représentés dans les œuvres picturales ? 

Références possibles :

  • Jean-Baptiste Siméon CHARDIN : Raisins et grenades, 1763, huile sur toile, 57x47 cm. Musée du Louvre, Paris. 
  • Édouard MANET : Anguille et rouget, 1864, huile sur toile, 38x46,5 cm. Musée d’Orsay, Paris.
  • Daniel SPOERRI : Mettre le paquet II, 1965, objets divers collés sur panneau de bois, 123x123 cm, dépôt FNAC. Musée d’Art moderne de Saint-Étienne Métropole. 
  • Allan Mc COLLUM : Perfect vehicles, 1988, installation de 30 pots de 50x22x22 cm, acrylique sur plâtre. Musée de Grenoble. 
  • Fabrice HYBERT : Les Fondations, 1992, peinture réfléchissante et fusain sur toile, ballons, boîte en carton avec dés à jouer, cartes postales, livres, fac-similé, chapeau de paille, 320x400 cm. FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur.
  • Sam TAYLOR-WOOD, Still Life, 2001, vidéo, 3min44.

Questionnements
  • La représentation ; images, réalité et fiction : l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation. 
  • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les représentations et statuts de l’objet en art.

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
  • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

  • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
  • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)

  • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
  • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

  • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
  • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
D1 Les langages pour penser et communiquer - D2 Les méthodes et outils pour apprendre - D3 La formation de la personne et du citoyen - D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine - D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

jeudi 5 janvier 2017

Nouvelle affectation

Le 20e siècle produit en masse des objets. Utilitaires, fonctionnels, ils répondent à des besoins précis, à un moment donné. Ils ont une valeur marchande et entrent dans les échanges économiques et, hors d’usage, démodés ou cassés, finissent au rebut, dans les décharges. Penser à l’objet, c’est penser au sujet : celui qui le désire, l’achète, l’utilise, le vend, le jette. C’est aussi penser à la beauté et à la laideur, à l’utile et à l’inutile.

Au CDI, plusieurs pistes de recherche, sources d'inspiration peuvent être travaillées :

  • L'objet dans la nature morte.
  • L’objet et la beauté - le design.
  • L'objet comme matériau - la récupération.
  • Le détournement.

Vous avez à proposer dans votre réalisation une réflexion (: carte heuristique, croquis, références) sur le changement de statut de l'objet, de comment un objet peut être autre chose que ce pourquoi il a été conçu.

Références artistiques possibles :

  • Marcel DUCHAMP, Porte-bouteilles, 1914 et 1964, fer galvanisé, hauteur : 64 cm, diamètre : 42 cm
  • Henri LAURENS, La bouteille de Beaune, 1918, assemblage, bois et tôle de fer polychrome 66,8x27x24 cm
  • Raoul HAUSSMAN, Tête mécanique, 1919, marotte de coiffeur, bois et divers objets 32,5x 21x20 cm
  • Meret OPPENHEIM, Ma gouvernante, 1936, métal, chaussures, fil, papier, 14x 21x33 cm
  • Daniel SPOERRI, La douche - Détrompe l'œil, 1961, robinetterie de douche fixée sur une peinture (support panneau de bois)
  • Robert RAUSCHENBERG, Oracle, 1962-1965, installation sonore – 5 éléments montés sur roulettes, tôle galvanisée, métal, verre, bois, eau et systèmes électromécaniques (batteries, postes récepteurs, poste émetteur et haut-parleurs), dimensions variables.
  • Martial RAYSSE, Soudain l'été dernier, 1963, peinture acrylique sur toile et photographie, chapeau de paille, serviette éponge. 106x227x58 cm
  • George BRECHT, Three Arrangements (Trois installations), 1962-1973, bois peint, vinyle, métal et matériaux divers selon les objets présentés
  • Christian BOLTANSKI, Les archives de Christian Boltanski, 1989, boîtes en métal, photographies, lampes, fils électriques 270x693x35,5 cm
  • Oscar TUAZON, Tire test column, 2009, béton, pneus, grillage, contreplaqué, acier 300x80x80 cm

Craig Costello aka KR

Craig COSTELLO, Spray Paint the Walls, 8 avril 2016, NY

Pour l'événement organisé le 8 avril 2016 à New York par G-Shock & KRINK, le street artiste Craig COSTELLO a pulvérisé des galons de peinture sur les murs blancs remplissant ainsi l'espace de peinture du plafond au sol. La peinture diluée goutte et coule dans les lignes verticales. La couleur et les formes créent une sensation organique qui contraste avec les lignes dures de l'architecture du lieu. D'autres murs comportaient de petits dessins monochromes encadrés créés en utilisant l'encre "Krink" et affichés comme une gamme vibrante de couleur.
À cette occasion, le duo CREEP et les sirènes jumelles new-yorkaises Nina Sky ont diverti une foule influente d'artistes et de designers.

mercredi 4 janvier 2017

Kit d’outils à peindre

Concevez puis réalisez un kit d'outils à peindre.
Vous expérimentez successivement ces outils pour obtenir une « collection de traces ».

En quoi les outils confèrent une valeur expressive à la représentation ? 

Références possibles : 

  • Jackson POLLOCK at work, filmé et photographié dans son atelier par Hans Namath, 1950 
  • Andy WARHOL Working with Gerard Malanga on silk-screening "Campbell's Soup", photographiés à la Factory, 1965
  • Craig COSTELLO, Untitled (Toulouse), 2016, acrylique sur mur, dimensions variable

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Yves KLEIN, Peinture de feu couleur, 1961

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Olivier DEBRÉ réalisant le rideau de l’Opéra de Shangai, Chine, novembre 1998, photographié de Marc Deville

mardi 3 janvier 2017

Point et ligne sur plan

Comment peut-on organiser la surface dessinée, peinte d'une œuvre non figurative ? 

Références artistiques possibles :

  • Richard Paul LOHSE, 6 rangées de couleurs verticales systématiques, 1972, huile sur toile, Musée de Grenoble. L'organisation de la grille répond aux contraintes d'un carré latin de 6 lignes et colonnes (cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Carré_latin).
     
  • BMPT est le nom d'un groupe de quatre artistes : Daniel Buren, Olivier Mosset, Michel Parmentier et Niele Toroni, créé en décembre 1966, et dissous en décembre 1967.
    Dans ses peintures, le groupe BMPT marque le refus de communiquer le moindre message et s'abstient de toute émotion. Il revendique une répétition de motifs choisis :
    • Daniel Buren : sur des toiles de store à bandes verticales alternées, blanches et colorées, d’une largeur de 8,7 cm et de 2,50×2,50 m, Buren recouvre de blanc les deux bandes extrêmes de la toile.
    • Olivier Mosset : sur des toiles blanches de 2,50×2,50 m, Mosset peint, au centre, un cercle noir (diamètre intérieur : 4,5 cm, diamètre extérieur : 7,8 cm). 
    • Michel Parmentier : sur des toiles blanches de 2,50×2,50 m, Parmentier peint à la bombe des bandes horizontales, alternées gris et blanc, le blanc (en réserve) étant obtenu par le pliage horizontal de la toile avant qu'elle ne soit peinte. 
    • Niele Toroni : sur des toiles blanches de 2,50×2,50 m, Toroni applique des traces de pinceau No 50 à intervalles réguliers de 30 cm sur toute la surface.
     
  • Frank STELLA, Mas o Menos, 1964, poudre métallique dans émulsion acrylique sur toile, 300x418 cm
    Mas o Menos fait partie des Shaped Canevas (toiles mises en forme) réalisées par Frank Stella à partir du début des années 60.
    Ces œuvres se caractérisent par l’originalité de la forme de leurs châssis qui détermine l’orientation des motifs de l’espace pictural, des bandes colorées qui scandent la surface : l’espace intérieur obéit aux limites extérieures, il est comme déduit du cadre.
     
  • Sol LEWITT, Wall Drawing #2. Drawing Series II (A) (24 drawings), 1968 :
    Organisé au sein d’une grille, le Wall Drawing #2. Drawing Series II (A) (24 drawings) présente l’une des quatre sections d’un système fini de combinaisons. Vingt-quatre ensembles de seize carrés proposent ainsi, sur le mode du miroir (Mirror), les différentes permutations possibles de ligne droite positionnée dans les quatre directions géométriques fondamentales (verticale, horizontale, diagonale à 45 degrés de gauche à droite, et diagonale à 45 degrés de droite à gauche).
    Ce système est explicité par un diagramme inscrit au mur, à côté de l’œuvre.
    La technique utilisée est le crayon à mine, appliquée directement sur le mur (traité comme une page vierge) ; les mines sont taillées de manière spécifique et assemblées en faisceaux de trois pour tracer plusieurs lignes à la fois à intervalle régulier.

    Les dessins muraux de LeWitt reflètent tout à la fois l’extraordinaire cohérence de ses explorations systématiques (séries et combinaisons rigoureuses d’éléments géométriques) et l’étonnante diversité de sa pratique, aussi bien dans l’évolution des formes que des matériaux utilisés.
    Les dessins conçus pour être effectués par d’autres que l’artiste sont fondés sur :
    • un vocabulaire de départ restreint, avec des formes géométriques élémentaires : ligne droite ou non droite, ligne brisée, carré, grille, arc, cercle, etc. 
    • une évolution du vocabulaire vers des formes plus irrégulières et complexes telles les courbes, les boucles et une évolution du traitement avec l’emploi du crayon à mine, du pastel gras, de l’encre de Chine, de la peinture acrylique ou encore du graphite. (source : fiche pédagogique du Centre Pompidou-Metz : Sol LEWITT Dessins muraux de 1968 à 2007)

Sol Lewitt

Sol LEWITT, Drawing Series IV (A) with India ink washes (24 Drawings), March 1984, India ink wash

Installation de l'exposition Sol LeWitt: A Wall Drawing Retrospective | MASS, Stockholm
http://massmoca.org/sol-lewitt/

mardi 27 décembre 2016

Que la force soit avec elle

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Carrie Fisher, l'inoubliable princesse Leia de Star Wars est décédée ce mardi à Los Angeles des suites d'une crise cardiaque. Elle était âgée de 60 ans.

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