Bloc-notes | Arts plastiques

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Mot-clé - Histoire des arts

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dimanche 30 septembre 2012

Untitled Series

Réalisez une photographie où vous vous mettrez en scène - une scène à caractère anecdotique ou familier puis dans un second temps et toujours à partir de cette même mise en scène, vous illustrerez insinuement (subtilement) un acte de rébellion.
Vous préparerez chaque étape des prises de vue (décor, mise en scène, maquillage, etc.).
Présentez ces deux photographies sous la forme d'un diptyque.

Johannes Vermeer (1632-1675) reste surtout connu pour ses peintures de genre, qui constituent l'essentiel de sa production. Elles représentent des intérieurs intimes, sereins, " bourgeois ", dans lesquels les personnages, comme surpris par le peintre, sont occupés à leurs activités de tous les jours.
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Laitière
http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/la-dentelliere

Hommes du XXème siècle, œuvre photographique de plus de 500 clichés constituée à partir de 1929, August Sander (1876-1964)
http://fr.wikipedia.org/wiki/August_Sander

Chef pâtissier, Auguste Sander, 1928
Portrait du chef pâtissier, Auguste Sander, 1928

Untitled Film Stills, Cindy Sherman, 1977-1980

HdA 2012-2013 : analyse d'Untitled Qajar Series, 1998-1999
" J'ai essayé de reconstituer l'atmosphère de l'époque à l'aide de décors familiers. Mes modèles ont été choisis parmi ma famille et mes amis, portant des vêtements du début du 20ème siècle, portant des objets qui n'appartiennent pas à mon époque. Les photographies représentent des choix conscients faits par ces femmes, un acte de rébellion, de subtilité, de changements prévus." Shadi Ghadirian

samedi 10 mars 2012

Untitled Film Stills de Cindy Sherman

« Bien que je n'aie jamais considéré mon œuvre comme féministe ou comme une déclaration politique, il est certain que tout ce qui s'y trouve a été dessiné à partir de mes observations en tant que femme dans cette culture. » Cindy Sherman

Untitled Film Stills (Photographie de plateau sans titre), années 1977-1980
Série d’environ 69 photos en noir et blanc qui reprend le genre des " stills " des films de série B des années cinquante. Chaque stills de Cindy Sherman est l’image d’une femme stéréotypée, dans un décor réel. Mais si les photos sont faciles à situer au premier regard, elles ont quelque chose d’inconfortable. C’est ce sentiment d’inquiétante familiarité qui est l’aspect le plus remarquable des stills. Pour le critique Els Barents, ce qui donne aux photos de Sherman une autre dimension que celle de simples stéréotypes, c’est qu’elle sait parfaitement ce qui se passe avec la femme qu’elle représente et qu’elle prend ses distances avec le personnage dans lequel elle s’est glissée. Elle se différencie autant du stéréotype de la star américaine comblée que son visage se différencie des innombrables représentations qu’elle en donne. Le visage de Cindy Sherman est une base neutre sur laquelle elle inscrit d’innombrables visages dans des myriades d’incarnations. Les stills alimentent de nombreuses théories. Pour l’historien d’art Richard Brillant, ils sont des autoportraits. Pour David Rimanelli, ils ne sont le portrait de personne puisque l’idée d’un sujet unitaire est en soi une fiction. Pour les féministes, les stills définissent le sexe féminin privé de son individualité par les conventions sociales. La femme Cindy Sherman ne peut se définir qu’à travers un répertoire de rôles indiquant les limites que la société impose aux femmes.
(source Wikipédia)

Photographie, 1978
Untitled Film Still #84, Cindy Sherman, 1978
photographie en noir et blanc, 30x40 inches (env. 75x100 cm), collection privée, New York.

samedi 14 janvier 2012

Cindy

Réalisez une photographie ironique, drôle et grinçante dénonçant les stéréotypes culturels et sociaux auxquels sont soumises les femmes.
À l'occasion de ce travail en équipe (5 élèves maxi), vous préparerez chaque étape de la prise de vue (décor, mise en scène, maquillage, etc.).

Notions abordées : simulacre, stéréotype, cliché, image de la femme, sexisme, féminisme, misogynie, discrimination sexuelle.

Untitled, Cindy Sherman, 1977
Untitled, Cindy Sherman, 1977

Like Everyday Series, Shadi Ghardirian, 2000-2001
Like Everyday Series, Shadi Ghadirian, 2000-2001

dimanche 13 novembre 2011

Ma vie est un pois perdu parmi des millions d’autres pois

Yayoi Kusama (1929, Nagano, Japon)
Artiste et écrivaine japonaise. Son travail est lié à l'obsession de la répétition et de l'accumulation qui la hante depuis son enfance où elle parlait le langage des fleurs et des animaux. Après ses études à l'École des arts appliqués de Kyoto, elle présente une exposition de 280 objets puis expose à l'association japonaise de psychiatrie. Dès 1955, elle correspond avec Georgia O'Keeffe, expose à Seattle en 1957 puis s'installe à New York. Elle ne produit alors que des œuvres monochromes "compulsives". Vers 1959 ses travaux, faits d'immenses filets et de pois, attirent l'attention. Puis, vers 1961, elle se rapproche de l'Op Art et de l'art environnemental avec ses Soft sculptures sur le thème du sexe et de la nourriture. En 1964, elle crée des sculptures cinétiques, faites d'ampoules et de miroirs, puis expose à la Biennale de Venise en 1966. Parallèlement elle réalise une série de performances, des filins et des vidéos comme la Disparition des pois de Kusama (1967). Insatiable, elle touche à tous les genres en 1968, elle réalise trente happenings, produit et organise la vente de vêtements, la vente par correspondance de films, écrit dans les magazines pour sa promotion, le tout considéré comme ses propres modes d'expression. De retour au Japon en 1975, elle produit des collages fort éloignés de l'ampleur proliférante de ses œuvres antérieures et qui reflètent son obsession de la mort. Elle a publié des poèmes et des romans plus ou moins autobiographiques parmi lesquels Deuxième Tentative de suicide à Manhattan (1978), Christopher, maison de prostitution masculine (1983), l'Église de Saint-Marx en flammes (1985).

Yayoi Kusama
Exposition YAYOI KUSAMA au centre POMPIDOU jusqu’au 9 Janvier 2012.

I shop therefore I am

Barbara Kruger (1945, Newark, NewJersey, USA)
Artiste américaine. À partir d'un travail d'appropriation*, elle mène, dans le domaine de l'image comme dans celui du langage, une critique des lieux communs et stéréotypes. Utilisant des photos qu'elle agrandit, retaille et combine afin d'en souligner le caractère stéréotypé, elle leur juxtapose ou superpose des textes reprenant eux-mêmes des clichés du langage. Elle a récemment introduit des pronoms personnels dans ces compositions alors que "you" apostrophe le spectateur masculin, "we" la désigne, elle ou une spectatrice. "Je considère mon travail comme autant de tentatives pour détruire certaines représentations et introduire une spectatrice féminine au sein d'un public masculin" (1983). Pour Barbara Kruger, le stéréotype fait en effet partie des processus sociaux d'intégration ou d'exclusion, de domination ou d'autorité.

Untitled, Barbara Kruger, 1987
Untitled (I shop therefore I am), Barbara Kruger, 1987

*Appropriation : Action d’adapter, de rendre propre à une utilisation, à une visée.

dimanche 30 octobre 2011

Intérieur féminin

Réalisez un projet dans lequel vous proposerez la maquette ou le photomontage d'un "intérieur féminin". Ce travail nécessairement engagé donnera bien entendu à voir une image dépassant l'usage quotidien d'une pièce habitée.

Références artistiques possibles :

American Interior, No 7, Erro, 1968
American Interior, N°7, Erró, 1968

Expo Centre Pompidou

Dots Obsessions. Infinity Mirrored Room, 1998
Environnement - peinture, miroir, ballons, adhésif, hélium
280x600x600 cm
Les Abattoirs, Toulouse

Yayoi Kusama - Centre Pompidou
10 octobre 2011 - 9 janvier 2012
GALERIE SUD, NIVEAU 1

« Ma vie est un pois perdu parmi des milliers d’autres pois »

Le Centre Pompidou présente la première rétrospective française consacrée à l’artiste japonaise Yayoi Kusama (née en 1929) : à travers un parcours chronologique composé de 150 œuvres réalisées entre 1949 et 2011, cette exposition rend hommage à une artiste inclassable qui a exercé une influence considérable sur la scène contemporaine (d’Andy Warhol à Mike Kelley et beaucoup d’autres) et captive encore l’intérêt de la jeune génération.
Après une première étape au Musée National Reina Sofia de Madrid, cette rétrospective sera présentée à la Tate Modern à Londres et au Whitney Museum of American Art à New York. Chaque ville constitue un rendez-vous privilégié et spécifique puisque les présentations diffèrent d’un lieu à l’autre. Le Centre Pompidou met l’accent sur l’œuvre sculpté et les expériences de Kusama avec la couleur en présentant des monochromes colorés. L’exposition suit les grands moments de la vie de l’artiste et illustre le caractère protéiforme (peintures, sculptures, environnements, performances) d’une œuvre qu’elle qualifie elle-même d’« obsessionnelle ». Celle-ci est fortement arrimée à un souvenir d’enfance, une hallucination à partir de laquelle elle élaborera le motif récurrent du pois/point (dot).

Louise Bourgeois

Precious Liquids, 1992,
Bois de cèdre, fer, eau, verre, albâtre, tissu, coussins brodés, vêtement, 427 x 442 cm
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

Dans les années 90, à quatre-vingts ans, Louise Bourgeois se consacre à la réalisation de ces chambres magiques, que sont les Cells. Elle y rassemble des objets qui lui sont très proches et qu’elle investit d’une grande charge émotionnelle. Les Cells sont les lieux où elle déroule la trame de ses souvenirs et de ses affects.
Liquides précieux est une imposante installation cylindrique où le spectateur est invité à entrer. Il s’agit d’un espace sombre et clos, composé d’un réservoir cylindrique d’eau en bois de cèdre, tel qu’on peut en voir sur les toits new-yorkais, et destiné à recueillir les « liquides précieux ». Ces liquides sont ceux que le corps humain produit quand il est soumis à des émotions comme la peur, la joie, le plaisir, la souffrance.
Au centre de l’étrange tonneau se trouve un lit ancien en fer entouré de montants qui soutiennent des ballons en verre, tenus de décanter, à travers des tuyaux qui les relient à une flaque d’eau au centre du lit, le liquide qui s’évapore et qui retombera ensuite après sa condensation.
En face, un immense manteau masculin surplombe l’espace, enfermant en son sein un petit vêtement d’enfant avec l’inscription « Merci-Mercy ». De l’autre côté figurent deux boules en caoutchouc et une sculpture ancienne en marbre. L’installation est une œuvre complexe, surdéterminée de sens. Le spectateur est interpellé par cet espace déserté de toute présence humaine et qui pourtant en porte les traces, ce lieu où s’inscrit l’absence, le temps qui passe dans la vétusté du lit et du manteau, la mort peut-être. La curieuse alchimie des liquides et la construction mentale que l’artiste y rattache font de l’espace de l’œuvre un espace du psychisme.
En effet, Louise Bourgeois s’explique quant à la signification des objets y figurant. Le manteau renvoie au père, figure de la répression, le petit habit à la petite fille qu’elle a été, et la dynamique des fluides serait liée aux humeurs de la peur face au père. On est au cœur du « complexe de castration » qui renvoie, selon Freud, au manque central de pénis chez la petite fille et à la différence sexuelle. L’artiste l’a bien évidemment dépassé mais l’œuvre, dans la mise en scène du fantasme, en est sous-tendue.
(source : Louise Bourgeois - Centre Pompidou)

samedi 11 juin 2011

HdA 2011-2012

Le thème retenu pour l'année à venir est :
Images de la femme au XXème siècle (thématique - Arts, ruptures, continuités).

Chères lectrices, chers lecteurs, si vous avez de super idées à partager en laissant un commentaire, je suis preneur car un peu perdu devant le choix immense des références.

You are not yourself, Barbara Kruger, 1984
You are not yourself, Barbara Kruger, 1984

lundi 14 mars 2011

Dates à retenir

Prochainement, vous devez choisir une œuvre étudiée en classe ou réaliser un projet personnel (ou collectif) pour l'épreuve orale d'histoire des arts du 20 mai 2011.

Vous êtes tenu de faire connaître votre choix auprès de votre professeur référent la semaine du 11 avril 2011 et le cas échéant de remettre votre réalisation.

lundi 21 février 2011

Like Everyday Series

Like Everyday Series</em>, Shadi Ghadirian, 2000-2001
Like Everyday Series, Shadi Ghadirian, 2000-2001

Après avoir analysé ces photographies de Shadi Ghadirian, proposez un travail photographique dénonçant (avec humour) une situation qui vous contrarie.
Vous proposerez sous la forme de croquis une scénographie de votre travail.

Verbes utilisés lors de la verbalisation :
Revendiquer : réclamer, assumer
S’approprier : s’attribuer, se donner la propriété de
Peindre, dessiner, découper. coller, recomposer, rajouter, supprimer, déplacer...

samedi 11 décembre 2010

Les Projections de Krzysztof Wodiczko

Soldiers and Sailors Memorial Arch, Krzysztof Wodiczko, 1984-1985, New-York
Soldiers and Sailors Memorial Arch, Krzysztof Wodiczko, 1984-1985, New-York

Krzysztof Wodiczko

" We have to see the relationship between what is being said and how it’s being transmitted. For people to open up and come closer to those who are conveying difficult truths, it may be easier through a spectacular project. So there is a function of the spectacular here, an artifice that is more acceptable because of its aesthetic quality."
(Nous avons à voir la relation entre ce qui est dit et comment il est transmis. Pour les personnes s'ouvrir et se rapprocher de ceux qui trainent des vérités difficiles, c'est peut-être plus facile au travers un projet spectaculaire. Il y a donc une fonction du spectaculaire ici, un artifice qui est plus acceptable en raison de son esthétique de qualité.)

Ces œuvres témoignent d’un engagement social profond. Il est reconnu pour être un activiste culturel. " Il intervient surtout dans l’espace public pour détourner, modifier et manipuler le message initial établi par les vainqueurs. De cette façon, il choque, dénonce et transforme l’opinion publique. " Il prône une création didactique et critique qui instruit le public. À travers ses projections publiques, véhicules et dispositifs technologiques, il s’intéresse aux droits humains, remet en question la classe dirigeante et tente de donner une voix aux marginaux et aux victimes d’abus.

Krzysztof Wodiczko utilise la projection pour transformer les monuments et les édifices publics en métaphores axées sur des contradictions de la vie sociale et politique. Dans les années 1980, ses premières projections sont fixes. Elles mettent en évidence la lourde charge historique et politique de monuments symbolisant le pouvoir, la bureaucratie et le triomphe, détournant ainsi la fonction sociale de ces lieux établie par les autorités, qui les présentent comme des attractions culturelles, touristiques et historiques. Ainsi, il invite le public à prendre conscience des réalités qui se cachent derrière ces monuments symboliques. À partir des années 1990, il projette sur des structures urbaines symboliques des images vidéo plutôt que des images fixes. Il commence alors à solliciter la participation des communautés en relation avec les lieux de projections. Il met en parallèle l’aspect statique et monumental des bâtiments avec les témoignages des individus vivant dans l’ombre de ces monuments. (source Wikipédia)

Projection onto The Hirshhorn Museum, Washington D.C
Projection onto The Hirshhorn Museum, 1988, Washington D.C

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